Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé, mercredi 17 septembre dernier dans son cabinet de travail, une réunion stratégique dédiée principalement au développement énergétique dans divers coins du pays. L’ambassadeur de la France en RD-Congo, Rémi Maréchaux, a pris part active à cette réunion aux côtés de Hervé Conan, nouveau directeur de l’Agence française de développement -AFD- au pays de Tshisekedi.
Occasion pour le diplomate français de présenter le nouveau patron de l’AFD au ministre des Finances. Fwamba et ses hôtes ont discuté de la production de l’électricité, qui constitue un besoin fondamental pour le développement du Congo profond ainsi qu’une des attentes les plus significatives des populations du pays.
Pour l’argentier national, il est urgent de trouver des solutions durables et rapides à cette pénurie d’électricité qui a longtemps empiété sur les efforts de développement des provinces déployés par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo depuis son avènement à la tête du pays. Face à cet appel pressant du ministre des Finances, l’ambassadeur Rémi Maréchaux a rassuré de la détermination de l’AFD à y répondre favorablement par son engagement à terminer le plus rapidement possible les travaux au barrage de la Tshopo, lancés depuis juillet 2023.
Au regard de l’urgence, le ministre des Finances et l’AFD ont convenu de l’adaptation du projet initial, priorisant les travaux de réhabilitation du barrage et d’extension du réseau de distribution. En parallèle, ont-ils souligné, les travaux à long terme vont se poursuivre dans un élan de coordination entre les deux parties. Le projet de construction d’un autre barrage, celui de Ruzizi III, a également fait l’objet des discussions lors de la réunion stratégique entre le ministère des Finances et l’AFD. Ce projet, qualifié de «dividende de la paix», se veut le symbole des efforts diplomatiques menés par la France en faveur de la restauration de la paix dans l’Est du pays.
L’Hexagone, par le biais de ce projet, vise à promouvoir l’intégration économique régionale et à garantir que les populations et les pays riverains bénéficient concrètement et rapidement des retombées de la paix retrouvée sur le sol RD-congolais. La réunion du mercredi dernier a par ailleurs offert un cadre propice pour évaluer l’état de la coopération entre la RD-Congo et l’AFD au cours de quatre dernières années. Pour l’ambassadeur français, le bilan est «très positif» avec à la clé plus de 500 millions d’Euros investis dans des projets de développement durant cette période. A l’occasion, le gouvernement RD-congolais, représenté par son ministre des Finances, et l’AFD ont levé l’option de poursuivre la coopération, de la consolider et de l’élargir. Ils ont, pour ce faire, tablé sur la conception d’une nouvelle feuille de route pour le développement, inspirée de résultats du passé et axée sur les priorités nationales.
