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En RDC, le gouvernement approuve la création d’un tribunal spécialisé pour traquer les crimes économiques

La modernisation de la justice congolaise a pris, vendredi 13 février 2026, une tournure concrète. Lors du Conseil des ministres présidé par Félix Tshisekedi, le gouvernement a adopté le projet d’ordonnance‑loi créant un tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet national spécialisé. Une réforme présentée comme une réponse institutionnelle aux défis de la criminalité économique.

Porté par le ministre d’Etat en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, le texte arrive au terme d’un long cheminement institutionnel. Après examen par les instances compétentes, il a été soumis au débat ministériel, enrichi au passage par les amendements de la commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale. Ces retouches visent, selon le dossier gouvernemental, à renforcer la cohérence juridique et l’efficacité opérationnelle du futur dispositif.

Sur le fond, la juridiction projetée sera compétente pour poursuivre et juger les infractions économiques et financières d’envergure. Elle sera secondée par un parquet spécialisé, chargé de conduire les enquêtes et d’engager les actions publiques dans les affaires ressortant de sa compétence. L’objectif affiché : spécialiser magistrats et structures pour gagner en lisibilité et en célérité dans le traitement des dossiers sensibles.

Au Conseil des ministres, le projet a donné lieu à un débat avant adoption. Il suivra désormais les procédures constitutionnelles et réglementaires en vue de son entrée en vigueur.

Le calendrier précis de mise en place et les modalités pratiques d’organisation -recrutement des magistrats spécialisés, formation, moyens opérationnels- restent à préciser par l’exécutif.

Pour l’Exécutif, cette réforme est une réponse à la complexité croissante des infractions financières -détournements de fonds publics, fraudes et circuits financiers illicites- et une manière d’équiper la République démocratique du Congo d’un outil judiciaire adapté. Reste à voir si, dans les faits, la nouvelle structure tiendra ses promesses d’efficacité et de rapidité face aux dossiers les plus sensibles.

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