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RDC : Les élus Ne Kongo dénoncent la nonchalance des autorités de Kinshasa

Dans une déclaration politique rendue publique lundi 27 avril 2020 à l’issue d’une grande réunion tenue au Palais du peuple, les sénateurs, députés nationaux et provinciaux du Kongo central ont fustigé les conditions inhumaines dans lesquelles Ne Mwanda Nsemi, chef du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala -BDM- ainsi que certains de ses adeptes ont été arrêtés. Ainsi, ils ont déploré ce nième dénouement sanglant de cet épisode devenu, selon eux, récurrent en l’absence de tout dialogue républicain franc et sincère, dans le cadre du respect des principes de l’Etat de droit pour résorber une fois pour toutes ces crises répétitives entrainant toujours des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. «Face à cette situation, nous dénonçons et condamnons l’usage abusif et disproportionné de la force quand il s’agit de résorber un problème socio-politique impliquant les Ne Kongo là où les méthodes pacifiques peuvent être mises à contribution», ont déclaré les élus originaires du Kongo central.

Dans leur déclaration, les sénateurs, les députés nationaux et provinciaux Ne Kongo ont exigé que le traitement de leur compatriote Ne Mwanda Nsemi et de ses adeptes soit dans le strict respect des droits humains tels que consacrés par la Constitution de la République et les instruments juridiques internationaux y afférents. «Nous exigeons la prise en compte de certaines revendications légales et légitimes de l’honorable Ne Mwanda Nsemi par les pouvoirs publics. Nous dénonçons et condamnons les tueries des 33 compatriotes dont 2 à Sonabata, 3 à Kisantu, 4 à Boma, 14 à Songololo, 8 à Kinshasa/Ma Campagne lors de l’assaut de la résidence de Ne Mwanda Nsemi, et 2 autres à Kinshasa toujours le jour de son anniversaire», ont souligné les élus du Kongo central. Les parlementaires Ne Kongo n’ont pas maqué de dénoncer et de condamner le traitement dégradant qu’a subi le chef du mouvement socio-politique BDK, son épouse et de ses adeptes de la part des forces de la Police et des Forces armées de la République déployées pour cet assaut. En cette période où le pays est en plein combat contre la propagation du Coronavirus, les parlementaires du Kongo central n’ont pas apprécié la façon dont les adeptes de BDK ont été entassés sans respecter les mesures barrières contre Covid-19.

Matu doit partir

«Nous dénonçons la nonchalance des autorités de Kinshasa de résoudre la crise politique qui perdure depuis le 25 août 2019. Comment comprendre qu’une personne ayant perdu toute légitimité et légalité puisse être l’actrice principale pour résoudre cette crise?», se sont-ils interrogés dans leur déclaration. Et de poursuivre: «nous exigeons la prise d’acte de la déchéance d’Atou Matubuana Nkuluki. Car persister à ne pas le faire, c’est violer intentionnellement la Constitution de la République et la Loi  n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces telle que modifiée par la loi n°13/008 du 22 janvier 2013». Les parlementaires Ne Kongo ont estimé que les autorités compétentes doivent suspendre, à titre conservatoire le Commissaire provinciale de la Police du Kongo central, le Redoc et ses adjoints pour avoir failli à leur devoir d’Etat. En plus, ils exigent des enquêtes parlementaires sérieuses tant nationales que provinciales pour que toute la vérité éclate sur cette affaire.

Dorian KISIMBA

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