Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales -CCFPS- tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué signé par son président en exercice Lubaya Claudel André, la plateforme qualifie la situation épidémiologique de «préoccupante» et demande au gouvernement une riposte «à la hauteur de l’urgence». S’appuyant sur les dernières données de l’Institut national de santé publique, le CCFPS rapporte 4.566 cas confirmés d’Ebola dans 5 provinces: Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo. Le bilan fait état de 2.128 décès pour 918 guérisons, soit un taux de létalité de 46,9%. 570 patients sont actuellement hospitalisés ou en isolement. Des agents de santé figurent parmi les victimes. «Notre pays dispose d’une expérience reconnue dans la lutte contre Ebola. Une telle expérience aurait dû permettre une riposte plus rapide, mieux structurée et plus efficace», regrette le CCFPS.
Face à «l’ampleur de la crise», la plateforme appelle le gouvernement à «sortir de la léthargie». Elle réclame le renforcement du dépistage, la protection du personnel soignant, la dotation des structures sanitaires et l’intensification de la surveillance. Le CCFPS insiste aussi sur la communication: informer la population pour «renforcer l’adhésion à la riposte et prévenir la propagation des rumeurs». Il demande enfin une mobilisation «dans la transparence et avec célérité» de toutes les ressources, avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux.Le CCFPS rend hommage au personnel de santé «engagé en première ligne» et exprime sa solidarité aux familles endeuillées.

