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Doha: La NSCC d’accord, mais déplore le silence sur la justice

Dans un communiqué rendu public le dimanche 20 juillet, la Nouvelle société civile congolaise -NSCC- salue la Déclaration de principes signée, samedi 19 juillet à Doha, entre Kinshasa et l’AFC-M23. Tout en qualifiant cet acte de pas vers la paix, elle regrette le silence glaçant sur la justice. D’où son message interpellateur au gouvernement de la RD-Congo, à qui elle fait savoir que la paix ne peut être troquée contre l’impunité. La NSCC interpelle également les facilitateurs du Qatar et les partenaires régionaux sur le fait que la stabilité ne peut être réelle sans la reconnaissance des crimes et le soutien aux victimes.

Aux États-Unis, à la MONUSCO comme à l’Union africaine, la NSCC rappelle que leur rôle ne peut pas se limiter à l’observation, mais qu’ils doivent garantir que la paix ne soit pas synonyme d’amnésie. «Une paix sans justice est une trêve précaire. Une paix sans mémoire est un abandon. Une paix sans réparations est une injustice qui recommence», martèle le communiqué de cette organisation de la Société civile.

Et de préciser: «nous appelons à un addendum à la Déclaration de Doha, incluant des dispositions claires sur les mécanismes de justice, de vérité et de réparation. Pour que la paix ne soit pas seulement signée, mais vécue dans la dignité et la reconnaissance de toutes les victimes». Dans son communiqué, la Nouvelle société civile congolaise n’a pas caché son indignation sur certains points, concernant notamment les victimes de la guerre, la réparation et la justice.

«Alors que le monde salue la signature de la Déclaration de principes à Doha entre le gouvernement RD-congolais et l’AFC-M23, nous, citoyens engagés, juristes, acteurs de la Société civile, ne pouvons cacher notre profonde inquiétude devant un texte qui, s’il parle de cessez-le-feu, de retour des réfugiés et de restauration de l’autorité de l’État, passe sous silence trois piliers fondamentaux de toute paix durable: les victimes, la justice et la réparation», note la NSCC.

Et de se demander: «comment bâtir une paix solide si l’on balaie la mémoire des massacres de Kishishe, les viols systématiques, les enfants soldats, les villages réduits en cendres? Peut-on signer un accord sans qu’aucune ligne ne soit dédiée aux milliers de vies brisées, aux communautés déplacées, aux orphelins de la guerre? Le droit à la vérité, à la justice et à la réparation n’est pas une option». Cette structure de la Société civile estime que mettre en avant-plan la justice, les victimes et la réparation est une exigence éthique, une obligation juridique, un fondement de la réconciliation.

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