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Décès en série à la Présidence et mort inattendue du juge Yanyi: l'UNC dénonce la manipulation de l'opinion et exige le recours à un médecin légiste indépendant et international

Le parti de Vital Kamerhe dément toute implication de son chef et de ses cadres dans les morts en cascade à la Cité de l’Union africaine et au Palais de la Nation, comme il refuse que son leader soit mêlé au trépas inattendu du juge chargé de le départager avec le Ministère public qui le poursuit pour détournement présumé des deniers publics
L’Union pour la Nation congolaise -UNC- exige des enquêtes internationales sur ces morts dont l’accuse une partie de l’opinion.
La formation politique alliée de l’UDPS a rejeté les accusations portées contre ses cadres sur les morts enregistrés à la Présidence de la République ces derniers jours et son président national sur le décès brusque, mercredi, du juge Raphaël Yanyi, qui a présidé jusqu’au 25 mai dernier le procès en détournement des deniers publics opposant le Directeur de Cabinet du Président de la République au Ministère public.
« L’UNC exige l’implication d’un médecin légiste indépendant et international pour autopsier le corps du juge décédé dans des circonstances non encore élucidées jusqu’à ce jour », a martelé le parti kamheriste dans un communiqué signé le samedi 30 mai par son secrétaire général ai, Aimé Boji Sangara.
Puis: « Tout en saluant la mémoire de nos compatriotes décédés et en présentant ses condoléances sincères à leurs familles respectives, l’UNC, consternée et soucieuse, elle aussi, de faire la lumière sur ces morts inquiétantes à la présidence de la République et le décès inattendu du juge Raphaël Yanyi, condamne fermement cette campagne d’intoxication de l’opinion et dément toutes les accusations infondées, portées contre elle et son président national ».
Alors que des messages distillés sur les réseaux sociaux par certains milieux proches de l’UDPS font part directement de leurs préoccupations concernant ces allégations, l’UNC, pointée du doigt à tort ou à raison, a assuré que son président comme ses autres responsables ne sont pas impliqués dans ces décès. Elle en veut pour preuve la déclaration du porte-parole du Président Félix Tshisekedi, faite sur les antennes de la chaîne nationale le 29 mai, rassurant que « le décès des membres du Chef de l’Etat sont dus à la pandémie de la maladie à Coronavirus »

A l’UNC, l’on trouve déplacé « d’utiliser la mort des compatriotes comme un outil de chantage politique et/ ou d’instrumentalisation de la population ». Elle a ainsi saisi la balle au bond pour en appeler au respect des morts conformément aux croyances et valeurs traditionnelles RD-congolaises.

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