
Dans une sortie médiatique remarquée sur son compte X, Christian Bosembe, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -CSAC-, a exhorté les acteurs sociopolitiques à la responsabilité. Alors que la question d’une révision constitutionnelle crispe l’opinion, le régulateur des médias a plaidé pour un débat serein, loin des invectives et des manipulations.
Pour le patron du CSAC, ce débat intervient à un moment charnière pour la nation. Il a rappelé les avancées diplomatiques et militaires récentes, notamment l’identification claire du Rwanda comme agresseur et la neutralisation de plusieurs groupes armés par les Forces armées de la RD-Congo -FARDC. Selon lui, ces progrès, portés par l’implication du Chef de l’État, imposent une «cohésion» et une «lucidité» sans faille. En d’autres termes, a-t-il expliqué, le débat constitutionnel ne doit pas fragiliser le front intérieur face aux menaces extérieures. «Il appartient au souverain primaire d’avoir le dernier mot sur toute éventuelle révision», a-t-il affirmé.
Pour lui, la réflexion sur l’avenir du pays est un droit inaliénable. Il dénonce fermement les intimidations et les menaces visant ceux qui souhaitent ouvrir ce chantier constitutionnel, qualifiant ces pratiques de «contraires à l’esprit démocratique». Le président du CSAC a appelé les médias, les journalistes, les hommes d’Église et les politiciens à faire preuve de «sens de l’État». Et de conclure: «si la démocratie implique qu’il n’y ait pas de tabous et que toutes les opinions -pour ou contre- s’expriment librement, cela doit se faire impérativement dans le respect des lois et des institutions».
Hénoc AKANO



