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Daniel Bumba: «Demain sera mieux qu’aujourd’hui»

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, est apparemment sûr et déterminé à relever le défi de «Kinshasa eko bonga», allant jusqu’à promettre de changer l’image on ne peut plus sombre qu’affiche la ville capitale du pays, au regard de divers maux dont elle souffre. Lors de sa dernière sortie médiatique à travers un des médias de la place, le numéro 1 de la ville de Kinshasa a réagi à toutes les préoccupations concernant la capitale de la RD-Congo devenue une ville saturée car, habitée aujourd’hui par plus ou moins 25.000.000 d’habitants. Ce qui n’était pas le cas en 1960, année de l’accession du pays à sa souveraineté nationale et internationale où la capitale n’avait que plus ou moins 14,7 millions d’habitants.

En plus de la saturation, l’image de Kinshasa se trouve être ternie par une insalubrité chronique, les embouteillages monstres, mais aussi les inondations, généralement occasionnées par des constructions anarchiques et le non-respect des normes urbanistiques. Ce tableau sombre ne peut être totalement peint sans y ajouter le phénomène kuluna, mais aussi la mentalité de la population elle-même qui porte un coup dur à la participation citoyenne tel que souhaité par l’autorité urbaine. A l’entendre, franchement, il en a besoin pour asseoir une bonne exécution de son programme dans le cadre de l’Opération «Kinshasa eko bonga».

Mais là, soit dit en passant qu’il attendra longtemps. Au sujet de la mission qui est la sienne, il s’est montré optimiste quant à l’atteinte, mais pas tout de suite, de ses objectifs concernant l’assainissement de la ville de Kinshasa. Pour lui, il faut attendre au moins en 2025. Raison pour laquelle il appelle la population de la capitale à demeurer patiente et calme. Bumba a dit bénéficier d’un avantage et non de moindre, qui lui permet de mener à bon port son programme. C’est le fait que le Chef de l’Etat lui-même soit préoccupé par la mauvaise image que présente Kinshasa en tant que vitrine du pays.

Un atout non négligeable pour la réussite de son programme d’assainissement. Selon le gouverneur, ce tableau ne date pas de son avènement à la tête de l’Hôtel de ville, mais c’est une situation qu’il a trouvée et que tous les gouverneurs qui se sont succédé ont vécue. Toutefois, il est plus exact d’affirmer que, contrairement à ce que d’aucuns se font comme idée du successeur de Gentiny Ngobila, cet économiste de formation affiche sa détermination à donner à la ville de Kinshasa, une autre image que celle d’aujourd’hui. Mais c’est question du temps. Mais, où jeter des immondices tant qu’il n’y a pas de poubelles à travers la ville? Ici, l’orateur a invité au changement de mentalité. Ce qui fera que chacun s’implique dans le processus d’assainissement de la capitale. Il a conseillé, pour ceux qui sont habitués à manger sur la voie publique, de le faire tout en ne jetant pas des déchets et autres emballages des produits consommés n’importe où.

Faute de poubelles, autant garder ces emballages ou autres pelures des bananes dans son sac à main afin d’aller les jeter dans sa propre poubelle, à la maison.

A quand la réouverture du Marché central de Kinshasa?

Cette question a figuré parmi les points traités. Pour le gouvernement, c’est mieux d’en finir avant tout avec la réfection routière en général et, en particulier, avec les routes aux alentours dudit lieu en vue de redonner à ce plus grand marché de la République, toute sa beauté. Avec cette promesse, nul doute que cette réouverture, à l’instar des travaux d’assainissement de la ville et autres, est renvoyée à l’année prochaine. Mais en gros, l’on peut retenir que les travaux de modernisation de ce marché sont quasiment terminés.

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