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Brillante, Antoinette Kipulu réorganise le secteur de la FPM

C’est un secret de polichinelle! Le ministère de la Formation professionnelle et métiers n’est pas le plus en vue de l’histoire gouvernementale de la RD-Congo. En effet, depuis sa création en 2015, en dépit du fait que le rôle d’organiser l’Examen national de fin d’études professionnelles, équivalant à l’Examen d’Etat lui est légalement attribué, ce ministère a brillé par l’incapacité à répondre positivement à cette attente. Désormais, ce temps semble révolu avec l’arrivée du gouvernement des Warriors, dirigée par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Antoinette Kipulu Kabenga, la «warrior» choisie pour conduire ce ministère brille de mille feux.

Grâce à son dynamisme, la population mesure désormais l’impact de ce ministère pivot du développement de la Nation dont elle ignorait jusqu’à l’existence il y a peu. Aussi étrange que cela puisse paraitre, en 6 ans d’existence, le ministère de la Formation professionnelle et métiers n’avait ni qualifié, ni certifié les apprenants soumis aux Epreuves de fin de cycle de formation professionnelle en RD-Congo. Ce défi vient d’être relevé par l’effectivité de l’organisation de cet examen, du 14 au 16 septembre 2021. C’était une manière, pour l’Etat, d’accomplir son devoir régalien en matière de l’éducation.

Pour avoir réussi la passation de cette première édition baptisée «Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», Antoinette Kipulu est célébrée dans son secteur. Il faut noter que, ces épreuves de haute portée nationale, se sont déroulées en trois phases notamment: les préliminaires du 30 mai au 02 juin 2021, où ont pris part 12.455 participants; les hors-sessions du 03 au 06 août 2021, avec 15.600 apprenants et la session ordinaire du 14 au 16 septembre 2021 avec 11.000 apprenants répartis dans 165 Centres de passation d’examen, à travers les 30 provinces éducationnelles sur toute l’étendue du pays.

Voulant faire d’une pierre deux coups, Antoinette Kipulu a parcouru les provinces de Kasaï-Oriental, Kasaï-Central, Kasaï, Kwilu et Kwango en 21 jours, en vue de superviser ledit examen et de faire l’état de lieu de son ministère dans le Congo profond. Il ressort que les difficultés sont quasiment les mêmes dans toutes les 30 provinces éducationnelles de la Formation professionnelle et métiers, à savoir: le manque criant d’infrastructures de la formation professionnelle; la non-mécanisation de nouvelles unités; le non-paiement des primes et salaires des agents mécanisés entrainant leur démotivation; l’inexistence de mobilité pour les cadres; des conflits de compétence avec d’autres structures gouvernementales sur la gestion des écoles professionnelles et ce, conformément à la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation.

En bon manager, Antoinette Kipulu a déjà transmis ces préoccupations qui rongent son secteur sur la table de travail du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et auprès du Premier ministre et chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde.

Toutes ces avancées dans ce secteur augurent un changement de cap pouvant ainsi mettre fin à la léthargie constatée, surtout quand on sait que ce ministère est un département clé dans le combat du Chef de l’Etat visant la réduction du taux de chômage et de la pauvreté dans le pays. L’espoir est permis car comme le dit un vieux dicton: «le voyage de mille kilomètres commence par un pas».

Tino MABADA

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