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Des corps sans vie envahissent les rues, la population en colère

Kinshasa est frappée par un phénomène inquiétant: des corps sans vie sont découverts presque chaque semaine. Depuis le début de l’année 2026, la peur et l’insécurité s’installent parmi les habitants. Les zones les plus touchées? La rivière de Kalamu, la commune de Kinseso, le pont Matete et la rivière N’Djili. Le jeudi 22 janvier, un homme non identifié a été retrouvé mort dans la rivière Kalamu, le ventre et le visage tournés vers l’eau. Son corps, en état de décomposition avancée, laisse penser que le décès remonte à plusieurs jours.

Quelques jours plus tôt, le vendredi 16 janvier, une jeune femme non identifiée a été découverte morte dans la commune de Kinseso. Selon la Croix-Rouge, elle serait décédée depuis douze heures et aurait passé un certain temps dans la rue avant sa découverte. Le dimanche 11 janvier, à Matete, un homme a été retrouvé baignant dans son sang, avec des blessures visibles sur le visage. Les causes de sa mort restent obscures, mais la population suspecte une mort violente. Face à cette escalade de la criminalité, les habitants sont en colère et réclament justice.

«Nous sommes fatigués d’être victimes de ces faits macabres», déclare John Ilunga, habitant de Kalamu. Et de poursuivre: «presque chaque mois, nous retrouvons des corps dans la rivière Kalamu. À ce rythme, nous finirons par craindre et refuser de vivre ici».

À Matete, Rodrigue Mbala alerte: «C’est rare de trouver un corps sans vie ici, mais ce genre de criminalité ternit notre image. Que le ministre de l’Intérieur agisse avant que les dégâts ne deviennent irréversibles». Pour mettre fin à ce fléau, la RD-Congo doit renforcer la sécurité de proximité, réformer la police et la justice, et améliorer les conditions socio-économiques. Les autorités sont attendues au tournant pour protéger les citoyens et restaurer la tranquillité dans la capitale.

Deborah MATEYI

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