
Le ministre des Hydrocarbures, Aimé Sakombi Molendo, a annulé les appels d’offres portant sur les 27 blocs pétroliers, lancé le 28 juillet 2022. Dans un communiqué publié le weekend dernier, Sakombi Molendo a justifié cette décision par les conclusions des travaux de la commission ad hoc appel d’offres, instituée depuis juillet 2023. Ces dernières semaines, le ministre des Hydrocarbures a initié une évaluation du processus d’attribution des droits d’hydrocarbures en RD-Congo. Cette commission a notamment évalué les soumissions des différents candidats.
En plus de l’«absence de candidatures», la Commission ad hoc a révélé des «offres non recevables, des cas de dépôts tardifs, des offres inappropriées ou irrégulières» mais aussi un «défaut de concurrence». Pour Sakombi, ces réalités «ont empêché la poursuite de la procédure vers l’attribution des droits d’hydrocarbures», l’obligeant à «déclarer l’annulation du processus en cours». En même temps, le patron des ressources fossiles de la RD-Congo a annoncé la mise en place d’un «mécanisme pour relancer incessamment la même procédure». «Il est demandé aux candidats ayant soumissionné de prendre contact avec la commission ad hoc pour les modalités pratiques», a également précisé le communiqué.
Dotée de très grandes ressources fossiles grâce à ses 3 bassins sédimentaires parmi les plus vastes, la RD-Congo est à même de se créer une place dans le groupe sélect des grands exportateurs de pétrole et de gaz. Les statistiques estiment les réserves RD-congolaises à environ 22 milliards de barils de pétrole et 66 milliards de mettre cube de gaz méthane dans le lac Kivu. Le processus lancé en 2022 avait notamment été décrié par des organisations de la Société civile.
«Le grand perdant de tout ce processus est bien sûr le peuple RD-congolais», avait alors estimé déclaré Greenpeace Afrique. Dans un rapport de décembre 2022, cette organisation avait déploré le manque «d’informations essentielles telles qu’un plan de travail ou une étude de faisabilité». La mesure prise par Molendo peut ainsi, selon des experts du secteur, être considérée comme la réparation d’une «entorse procédurale» pour permettre au processus de reprendre sur de bonnes bases avec un plus grand capital transparence.
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