
Le porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge, a vivement réagi suite à l’attaque de drones ayant visé l’Aéroport international de Bangboka à Kisangani. Qualifiant cet acte de «terrorisme d’État criminel» attribué au régime rwandais, il a appelé à un sursaut patriotique et à la tenue immédiate d’un dialogue national. Sur son compte X, -anciennement Twitter-, Prince Epenge a souligné que cette incursion au cœur de la province de la Tshopo n’est pas un incident isolé, mais une provocation historique.
En parlant de «retour sur le lieu du crime», ce cadre de Lamuka a rappelé les stigmates indélébiles laissés par les affrontements entre les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani en juin 2000. «C’est un acte de terrorisme d’État criminel», a-t-il déclaré avec force, fustigeant une agression qui viole une nouvelle fois l’intégrité territoriale de la RD-Congo.
Un appel à l’unité sacrée
Face à ce qu’il qualifie de «menace de Kagame», l’opposant RD-congolais Prince Epenge a estimé que l’heure n’est plus aux simples communiqués de condamnation, mais à l’action collective. Il a, par ailleurs, lancé un appel vibrant à chaque patriote RD-congolais pour se lever contre l’envahisseur.
L’innovation de sa sortie réside dans l’exigence d’une solution politique interne: le dialogue national. Selon le porte-parole de Lamuka, seul un grand rassemblement des forces vives de la nation permettra de fédérer les intelligences techniques et politiques du pays et de mutualiser les forces -militaires, sociales et politiques- pour relever le défi sécuritaire.
Kisangani sous haute tension
Alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- ont affirmé avoir neutralisé plusieurs engins hostiles, l’inquiétude demeure dans la Tshopo. Cette extension du conflit vers le centre-nord du pays marque un tournant dangereux dans la crise sécuritaire actuelle.
Pour Prince Epenge et sa famille politique, le pouvoir de Kinshasa doit désormais regarder en face la nécessité d’une cohésion nationale renforcée. «L’urgence est là. Nous devons mutualiser nos forces pour faire face à l’ennemi», a-t-il conclu.
Hénoc AKANO


