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Assemblées annuelles de la BAD: 3 milliards pour sauver le Bassin du Congo, le poumon vert de la planète

En marge des Assemblées annuelles de la BAD, Brazzaville a changé de braquet. Lors d’une première table ronde, les bailleurs du Fonds bleu du Bassin du Congo ont posé plus de 3 milliards de dollars sur la table. L’objectif est massif: financer 63 projets bas carbone pour protéger le deuxième poumon écologique de la planète avant qu’il ne s’effondre.

D’emblée, Denis Sassou N’Guesso a donné le ton. Le président congolais, qui préside aussi la Commission Climat du Bassin du Congo, a salué une avancée concrète : «Ensemble, à la suite de vos engagements précis, nous venons de faire un pas supplémentaire vers la réalisation du mandat statutaire du Fonds Bleu». Derrière cette formule se cache une urgence chiffrée. Les 17 pays membres avaient évalué à 5,72 milliards de dollars le coût du premier programme prioritaire. Cette fois, les promesses se transforment en chèques.

Fort de cette impulsion politique, les institutions financières ont enchaîné. La Banque africaine de développement a ouvert le bal avec 250 millions de dollars en financement préliminaire, rappelant que les six pays du bassin ne peuvent plus porter seuls le poids d’une responsabilité climatique mondiale. Aussitôt, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale a promis 600 millions pour des projets structurants, tandis que la Banque mondiale ajoutait 1 milliard. Dans la foulée, la Chambre africaine de commerce de Scandinavie s’est engagée à 600 millions en dons, le Fonds vert pour le climat à 320 millions, et le Fonds souverain africain a bouclé le cycle avec 500 millions en garanties pour 2026-2028.

Au-delà des chiffres, l’enjeu dépasse largement la salle de réunion. Le bassin du Congo, c’est 300 millions d’hectares de forêts et de tourbières, un puits de carbone géant qui stocke des milliards de tonnes de CO2 et fait vivre des dizaines de millions d’Africains.

Les projets de la CCBC, alignés sur l’Agenda 2063 de l’UA et la Déclaration de Marrakech, visent précisément à transformer ces engagements en forêts debout et en économie bleue. Après des années de déclarations, Brazzaville entre dans l’ère des actes.

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