
Le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque métropolitain de Kinshasa, a lancé, jeudi 4 septembre 2025, un appel aux curés des paroisses et aux agents pastoraux de son archidiocèse pour comprendre et s’approprier l’initiative du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RD-Congo et dans la région des Grands lacs. Le Cardinal Fridolin Ambongo a adressé cet appel à ses collaborateurs à l’occasion de la semaine diocésaine de la pastorale de Kinshasa, organisée au Centre catholique Nganda, dans la commune de Kintambo.
Dans son message, l’Archevêque métropolitain a reconnu une certaine résistance au niveau national concernant ce projet, qui vise la paix. «Il y a quand même quelques réticences au niveau national par rapport à ce projet. Mais c’est important que vous, en tant que curés des paroisses et agents pastoraux, puissiez exactement comprendre ce qu’est le Pacte social afin de bien vous en approprier», a-t-il déclaré devant une assistance très attentive composée de prêtres, religieuses et agents pastoraux.
Cette rencontre au Centre Nganda a marqué un tournant décisif, car elle a permis au Cardinal Ambongo de placer les curés et agents pastoraux au cœur de la vulgarisation du Pacte social. Avec l’appui du Secrétariat technique et l’engagement des structures ecclésiales, le processus s’enracine progressivement dans les communautés de Kinshasa.
Lors des échanges, le sénateur honoraire et écrivain Didier Mumengi, coordonnateur général du Secrétariat technique du Pacte social, a pris une part active. Prenant la parole, il a insisté sur la vocation populaire et citoyenne de cette initiative, dont le moment déclencheur est le mois de septembre, consacré à la paix. «Le mois de la paix ouvre une dynamique citoyenne et populaire, un temps où chaque RD-Congolais doit s’interroger sur sa capacité à vivre en paix avec l’autre, à reconstruire des liens déchirés dans nos familles, nos quartiers, nos villages», a-t-il souligné.
Son propos, empreint de clarté et d’espérance, a galvanisé l’assistance, qui a exprimé un intérêt manifeste pour approfondir la compréhension de ce processus. À l’issue des échanges, plusieurs curés et agents pastoraux ont exprimé le souhait pressant de voir le Secrétariat technique du Pacte social descendre jusque dans les paroisses et les bases. Ces sollicitations traduisent l’enthousiasme suscité par les explications de Didier Mumengi, jugées claires et convaincantes.
Le coordonnateur général du Pacte social a rassuré l’assemblée de sa disponibilité à répondre à ces appels. Il s’est montré très disposé à accompagner le travail de sensibilisation et d’appropriation à la base. Le secrétaire exécutif de la Commission épiscopale Justice et Paix et coordonnateur adjoint du Pacte social, Cyrille Ebotoko, a présenté le calendrier des prochaines activités prévues dans le cadre des Journées nationales Justice et Paix.
Ces activités s’inscrivent dans la perspective de la Journée internationale de la paix, célébrée mondialement le 21 septembre de chaque année. L’écrivain Didier Mumengi a rappelé que cette initiative constitue, tout compte fait, un véritable chemin de transformation profonde de la société RD-congolaise. Cette occasion lui a été donnée pour détailler les cinq piliers fondateurs du pacte, à savoir: la charte des urgences, le référentiel éthique de gouvernance, la convention intercommunautaire, la campagne d’éducation à la paix et le traité de bon voisinage transfrontalier.
«Le Congo doit expurger la misère dans toutes ses facettes et de manière résolue. C’est-à-dire poser chaque jour des pas décisifs pour un redressement intégral et accéléré. Le défi est de rendre réel et concret le développement tous azimuts de la société RD-congolaise à l’horizon 2060, l’année du centenaire de l’indépendance nationale. Cet horizon de bien-vivre ensemble national dans la paix est bel et bien à la portée de nos intelligences comme de nos efforts de travail et de créativité», a-t-il indiqué. Le Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble n’est pas encore formellement écrit, mais il reste à rédiger à l’aune des intelligences et des bonnes volontés patriotiques de toutes les parties prenantes, en l’occurrence: les forces vives de la nation, les confessions religieuses ainsi que les acteurs politiques, tous coalisés pour une cause: le salut de la patrie.

