
Le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral -CNSA-, dirigé par Joseph Olenghankoy, a salué, le 1er juillet, l’accord de paix signé à Washington entre la RD-Congo et le Rwanda. Réuni en plénière le même jour à Kinshasa, les membres de cette institution d’appui à la démocratie ont loué «les efforts» consentis par le Président de la République et le gouvernement «pour l’aboutissement des négociations ayant conduit à la signature de cet accord qui est un premier pas vers la paix durable».
Dans l’entendement du CNSA, cet accord devrait également permettre d’alléger les «souffrances physiques et morales de la population RD-congolaise» et normaliser les «relations diplomatiques avec le Rwanda». Cependant, le CNSA a averti sur la nécessité de l’approbation du parlement, vu la nature dudit accord qui comporte des aspects commerciaux mais aussi de souveraineté. «Le passage obligé au Parlement n’est pas une simple formalité cosmétique, mais plutôt une exigence constitutionnelle fondamentale conformément à l’article 214 alinéa 1».
Appel au dialogue national
De plus la CNSA, satisfait de voir cette avancée dans le «volet extérieur» du conflit, a rappelé le «caractère incontournable du dialogue national inclusif pour ramener les frères et sœurs de même pays à se parler à propos de leur avenir pour lequel ils sont tous unis par le sort, pour laisser à leur postérité, un Congo, havre de paix, fort et prospère».
Déjà, le CNSA a annoncé, il y a quelques jours, l’envoi imminent d’une délégation de haut niveau à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans le cadre d’une démarche politique visant à affirmer la souveraineté nationale dans la résolution de la crise sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo. Pour Olenghankoy, cette démarche vise à «casser le mythe qui consiste à croire que la paix à l’Est ne peut venir que de l’extérieur». Dans l’entendement du CNSA, les RD-Congolais ne devraient pas rester spectateurs dans la recherche de la pacification de leur pays.
Hénoc AKANO
