
Du 24 au 28 février, Gaborone, la capitale du Botswana, abrite la première édition de la Semaine de l’énergie durable de la Communauté des États d’Afrique australe -SADC. Coorganisées par
le Centre de la SADC pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique -SACREEE- et le ministère botswanais des Minéraux et de l’énergie, ces assises sont placées sous le thème «Accélérer les solutions énergétiques durables pour une région de la SADC sûre sur le plan énergétique».
À l’ouverture des panels, Teddy Lwamba, ministre RD-congolais des Ressources hydrauliques et électricité, un des 16 intervenants, a profité de la tribune de Gaborone pour vendre de la plus belle manière le potentiel hydroélectrique de son pays, coupé par un nombre inimaginable des cours d’eau à débit exploitable. Contraste, le pays possède cependant un taux d’électrification parmi les plus bas en Afrique suite, selon le ministre Lwamba, à des «défis cruciaux» qui empêchent l’accès à l’électricité aux populations.
Toutefois, cela n’enlève en rien, de l’avis des experts, la position géostratégique de la RD-Congo dans le secteur énergétique africain. Contrairement à ses concurrents sur le marché, la RD-Congo peut produire de l’hydroélectricité en utilisant un «modèle avantageux» à même de booster les autres pays de la SADC à basculer vers la solution verte. Lwamba a placé un accent particulier sur le site d’Inga, tout en évoquant le potentiel photovoltaïque. A lui seul, le site d’Inga peut fournir jusqu’à 100 gigawatts dont 82 en photovoltaïque.
En même temps, Kinshasa a suffisamment avancée son agenda des énergies renouvelables. A titre d’illustration, Teddy Lwamba a cité le barrage de Katende au centre du pays, censé générer 64 mégawatts. Depuis peu, le pays s’est également engagé dans un compact énergétique dans l’objectif de tripler le taux d’électrification. Pour le ministre Lwamba, tout cela est une preuve que désormais «les paroles sont liées à l’acte» afin de positionner la RDC comme un «acteur clé dans la lutte pour un avenir meilleur».
La Semaine de l’énergie durable de la SADC se veut une «plateforme essentielle pour favoriser la collaboration et l’innovation dans le secteur de l’énergie». Pour cette édition inaugurale, des acteurs clés du secteur, notamment des responsables internationaux, régionaux et nationaux de haut niveau, sont présents à Gaborone afin de réfléchir sur comment relever les défis énergétiques urgents de la sous-région. Quasi tous les ministres de la SADC ayant l’énergie dans leurs attributions ont fait le déplacement de la capitale botswanaise.
En plus des panels, des séances plénières de haut niveau, des présentations détaillées, des séances en petits groupes et des visites de sites sont également prévues, dans une ambiance de «partage des connaissances» afin de «promouvoir les meilleures pratiques et encourager le développement de solutions énergétiques durables qui peuvent assurer la sécurité énergétique et favoriser la croissance économique dans la région».
WIDAL


