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Les attaques barbares contre les Ahmadis se poursuivent au Pakistan

La Communauté musulmane Ahmadiyya de la RD-Congo s’insurge contre les mouvements hostiles et vicieux contre les Ahmadis au Pakistan. Selon un mémoire publié le 21 décembre 2016 à Kinshasa et signé par son secrétaire général Souleyman Kanku, cette structure musulmane s’est dite contre l’attaque armée effectuée sur les bureaux centraux d’Ahmadiyya à Rabwah, le 5 décembre 2016, par le Département de lutte contre le terrorisme -CTD- du Pendjab, et quelques jours plus tard, une émeute anti-ahmadiyya s’est produite à Dulmial, district de Chakwal au Pendjab, des vies et des perturbations majeures pour les Ahmadis résidents du village. «Invasion illégale, tout à fait injustifiée, sans mandat, sur les bureaux centraux d’Ahmadiyya et sur l’imprimerie», a déploré la Communauté musulmane Ahmadiyya de la RD-Congo, signalant que les deux incidents et l’environnement anti-Ahmadiyya soutenu par l’Etat qui règne dans le pays méritent d’être signalés sur toutes les sections concernant les droits de l’Homme et la liberté de religion dans le pays.
«L’attaque a été montée par le CTD. Et la FIR a accusé les victimes en vertu de la Loi antiterroriste. Les autorités devraient signaler même un seul incident violent au cours des 30 dernières années, en réalité jamais fait par les Ahmadis. Le raid était malveillant», a fermement déclaré la Communauté musulmane Ahmadiyya de la RD-Congo. Elle a rappelé que c’est la première fois qu’une telle intervention a été officiellement entreprise contre les bureaux centraux d’Ahmadiyya. «Il est tout à fait inacceptable pour un gouvernement démocratique. Le raid a été autorisé par les autorités provinciales», a-t-elle encore déploré, signalant, dans le mémoire, que quatre arrestations ont été faites au hasard. Ce sont des hommes Ahmadis qui, a poursuivi la Communauté musulmane Ahmadiyya de la RD-Congo, servent l’humanité à travers la religion. «Ils ont été battus pendant leur détention. Aucune police civilisée ne peut pas torturer les religieux qui n’ont ni commis ni prêché la violence», a-t-elle relaté.
La communauté a signifié que la conduite peu scrupuleuse du CTD a répandu la crainte parmi les Ahmadis qui sont le groupe le plus pacifique et le plus respectueux de la loi au Pakistan.
Les Ahmadis de la RD-Congo ne sont satisfaits du FIR -le rapport de la police pakistanaise- de l’incident qui ne fait aucune mention du raid sur les bureaux centraux. «La première ordonnance officielle émanant du ministère provincial de l’Intérieur -sur recommandation du Conseil des Ulama- a mentionné que le matériel en question est de trahison», ont-ils indiqué dans le mémoire. Puis: «Le ministre de l’Intérieur ne devrait pointer qu’une ligne parmi les 12 numéros précédents du mensuel -Tehrik-e-Jadid- ou les 365 numéros du quotidien Alfazl, qui est même à distance ‘’séditieux’’ ou ‘’trahison’’».
Des dommages et perte d’hommes
Une mosquée Ahmadiyya dans Dulmial, district de Chakwal, à Penjab, a été également très souillée par les agresseurs, au mois de décembre 2016. Ces derniers se livrèrent à des tirs étendus, à lancer des pierres et des slogans hostiles à l’endroit des Ahmadis. Une fois entrés à l’intérieur, ils ont endommagé la mosquée, entassé ses meubles, tapis et autres et les ont mis au feu. Pendant la situation, ont signifié les Ahmadis, une personne de la foule a reçu un coup de feu et morte après. «Cela a été attribué aux Ahmadis or que les Ahmadis insistent qu’ils ne l’ont pas tué. La police a arrêté deux Ahmadis accusés de meurtre et de nombreux émeutiers en vertu de la Loi antiterroriste», a déclaré la Communauté musulmane Ahmadiyya, un mouvement fondé par Mirza Ghulam Ahmad à la fin du 19ème siècle au Penjab.
Pour la Communauté musulmane Ahmadiyya, l’affaire de la police enregistrée après le raid de CTD devrait être abandonnée et la mosquée de Chakwal devrait être restituée aux Ahmadis, et la paix et l’harmonie devraient être reconstituées au village. «La police saint comment faire cela, si seulement dirigée par leurs chefs politiques», a-t-elle conclu.
Tino MABADA

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