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Kinshasa City League: le tirage au sort place les 24 communes en six poules

La deuxième édition de la Kinshasa City League -KCL- a pris un tournant décisif le vendredi 12 juin soir, au cours de la cérémonie officielle de tirage au sort organisée en présence des autorités, des partenaires et des représentants des 24 communes de la capitale. Du 25 juillet au 9 août, le stade Tata Raphaël accueillera le plus grand tournoi intercommunal de football de la ville. Vingt-quatre équipes, représentant chacune une commune, s’affronteront pour décrocher le trophée et, surtout, attirer l’attention de recruteurs européens annoncés dans les tribunes. «Kinshasa ne manque pas de talent, elle manque de scène. La KCL est cette scène», a déclaré Marco Bondo, président de la Kinshasa City League, en ouvrant la cérémonie. Pour lui, le tournoi est une réponse concrète au manque d’encadrement de la jeunesse.

Lors de la première édition, trois joueurs avaient déjà été repérés par des clubs professionnels locaux. Cette année, l’objectif est plus ambitieux: obtenir de 5 à 10 signatures de contrats de formation ou d’insertion à l’issue de la compétition. La KCL se veut plus qu’un tournoi. «C’est une école de la vie où l’on apprend le respect, la discipline et l’effort», a insisté Marco Bondo, citant Nelson Mandela et le film Invictus pour rappeler le pouvoir du sport à rassembler. Dans un geste de solidarité, l’organisation a annoncé qu’une partie des recettes de la billetterie serait reversée à des associations soutenant les jeunes déplacés de l’Est du pays.

Le trophée leur sera dédié «en signe de joie et de fraternité, de Kinshasa jusqu’à Goma, Bunia et Bukavu». La coordonnatrice générale, Clara Vandenbreede, a détaillé les enjeux de cette édition. Avec plus de 20 millions d’habitants, dont 60 à 70% ont moins de 25 ans, Kinshasa regorge de jeunes talents invisibles faute de structures. La KCL entend combler ce vide en offrant un cadre professionnel, visible et connecté au marché du football international. «Les scouts et recruteurs européens seront présents tout au long du tournoi. Leur mission est simple: observer, identifier, recruter», a-t-elle expliqué.

La première édition avait généré plus de 100 000 spectateurs cumulés, 1 million d’impressions digitales et une couverture médiatique multipliée par vingt. Le budget global de l’événement est fixé à 160 000 USD, avec un modèle de partenariat structuré. Sur le plan sportif, le directeur technique Rolly Mosengo a expliqué le processus de sélection: chaque commune est représentée par 22 joueurs issus des championnats de l’EPFKIN, sélectionnés par des entraîneurs qui suivent le championnat local toute l’année. «Quand ils viennent défendre leur commune, ils ont le sentiment de défendre leur équipe nationale», a-t-il souligné. Le tirage au sort a placé les équipes dans six poules de quatre, à savoir:

Poule A: Selembao, Makala, Ngiri-Ngiri, Kinseso

Poule B: Kintambo, Bandalungwa, Ngaba, Maluku

Poule C: Lemba, Masina, Kalamu, Ndjili

Poule D: Kinshasa, Kasa-Vubu, Limete, Gombe

Poule E: Kimbanseke, Mont-Ngafula, Barumbu, Ngaliema

Poule F: Matete, Bumbu, Lingwala, N’sele

La commune de Matete, tenante du titre, figurera dans le chapeau 1. Son représentant, M. Chilo, a été ovationné par l’assistance. La cérémonie a également été marquée par la présence de Pathy Bamba, président de la Maison du Sport et de la Culture, partenaire technique de la KCL depuis ses débuts. «Sans leur accompagnement, rien de tout cela n’aurait été possible», a reconnu Marco Bondo. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse le sport. Le tournoi s’inscrit dans la vision du chef de l’État et de la Première ministre, qui placent la jeunesse et le sport au cœur de la résilience nationale. «Une seule ambition, une seule obsession: soulever ce trophée et écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de cette ville. Que le meilleur gagne, car ici, c’est là que naissent les légendes», a conclu Marco Bondo.

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