Football: les 5 faits marquants de la décennie passée

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Le 31 décembre 2019 a marqué la fin d’une décennie, les années 2010. Une décade riche en émotions aux couleurs diverses dans la planète foot en RD-Congo. AfricaNews retrace pour vous les 5 faits marquants des 10 dernières années.

1. Florent Ibenge, l’homme de la décennie

Au début de cette décennie, le nom de Florent Ibenge sonnait creux. Ce franco-congolais de Chine est alors un parfait inconnu. En 2011 déjà, alors qu’il fait son stage en Chine aux côtés de Nicolas Anelka, le technicien propose ses services au pays sans que personne ne prête attention à sa campagne médiatique. Une année plus tard, c’est sur la pointe de pied qu’il arrive à la tête du staff technique de V.Club. Son premier essai se révèle prometteur: si V.Club termine derrière Mazembe en Championnat, elle brille de mille feux en Champions League mais se fait éliminer par un coup du sort par Zamalek dès le 16èmes de finale de la CAF-C1, jouant la malchance à Kinshasa. La saison suivante, V.Club trébuche en championnat avec une maigre troisième place mais se hisse en finale de la CAF-C1 et laisse filer le titre sans perdre les deux finales. C’est le début d’une saga: «Ibenge coaché» et les portes de la sélection lui sont grandement ouvertes. Ce chant en son honneur est devenu un véritable hymne en Afrique. Bilan de la décennie: 2 finales africaines perdues avec V.Club, un CHAN remporté avec les Léopards A’ et une médaille de bronze de la CAN avec les Léopards A, sa plus grande prouesse.

Même si la fin de la décennie de «Ya Flo» ressemble à une rose fanée, il n’en demeure pas moins qu’il est «l’homme de la décennie» dans le football RD-congolais.

2. TP Mazembe, l’équipe de la décennie

En RD-Congo, Mazembe a littéralement dominé ou presque la planète football. Au départ du Chairman Moïse Katumbi en exil, plusieurs ont parié le déclin des Corbeaux de Lubumbashi. Loin s’en faut, le club de la capitale cuprifère a empilé les titres nationaux: 7 sur les 10 possibles, seule V.Club a tenté de rivaliser en raflant le Championnat à 3 reprises. Sur le continent, le prestige de Mazembe se retrouve, à l’aube de la nouvelle décennie, plus affirmée qu’avant. Les 10 dernières années, Mazembe a enlevé 4 titres continentaux: 2 en C1 -2010 et 2015- et 2 en C2 -2016 et 2017. Pour le reste, excepté sa disqualification en 2011, Mazembe a toujours atteint le dernier carré des interclubs de la CAF. Simplement, le meilleur club de la décennie.

3. Mondial 2018, le flop de la décennie

Après l’échec des éliminatoires du mondial 2014, Florent Ibenge prenait la tête de la sélection avec un double objectif: remporter la CAN et ramener les Léopards au Mondial, une compétition à laquelle la RD-Congo n’a plus participé depuis 2014. Tout démarre bien dans un groupe où les Léopards côtoient la Guinée, la Libye et la Tunisie. Après avoir battu successivement Libyens et Guinéens, les Léopards défient l’ogre tunisien en double confrontation qui s’annonce déjà comme la finale du groupe. Une défaite 1-2 à Radès fait naître des espoirs au sein de la tanière. Quelques jours plus tard se produit le fiasco de Kinshasa. A 25 minutes de la fin, les Léopards croient avoir fait le plus dur en menant 2-0 au marquoir. C’était sans compter sur la détermination des Aigles de Carthage qui arracheront au bout du suspens le point du match nul. Ce fut le début de la descente aux enfers de Florent Ibenge et sa bande.

4. Jackson Muleka, Cédric Bakambu et les révélations de la décennie

Sur les terrains, plusieurs joueurs RD-congolais se sont révélés lors de la dernière décennie. En tête de liste,  Cédric Bakambu et Jackson Muleka. Le premier, longtemps courtisé par la France, a décidé de jouer pour la RD-Congo en 2014. Bilan: 15 buts inscrits en 6 ans et une place sur le podium des meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection. Le second, à seulement 20 ans, titille les sommets avec Mazembe. Co-recordman des buts inscrits en une saison en championnat national, il s’est invité dans la sélection nationale. Mubele, Bolasie, Kebano, … autant de joueurs qui ont brillé lors de la dernière décennie.

5. Maniema Union et MK, les surprises du chef

Lors de la dernière décennie, Maniema Union s’est taillé une place au soleil. Le club de Kindu s’est offert à deux reprises la Coupe du Congo et s’est imposé, pour la durée, comme un cador du Championnat national. MK, lui, s’est éteint après ses deux sacres en Coupe du Congo en 2013 et 2014. Les Kinois ont payé cher leur politique de vache nourricière pour les «grands clubs du pays». C’est désormais en Ligue 2 qu’évolue MK. Ce qui n’enlève en rien la belle décennie du club formateur de Chancel Mbemba.