
Un court chapitre de 5 mois a été clôturé entre le FC les Aigles du Congo et son entraineur Luc Eymael. Le technicien belge a quitté le club kinois après avoir fait un bon parcours lors de la phase des play-offs du Championnat d’élite RD-congolais en terminant 4ème au classement. Au cours d’une interview accordée à «Ecopolis TV», Junior Kiaku, manager général du FC Les Aigles du Congo, a éclairé l’opinion sur ce dossier.
Celui qui est considéré comme la bouche autorisée des Samouraïs a laissé entendre que l’entraineur Luc Eymael avait paraphé un contrat de performance avec comme objectif phare de qualifier le club à l’une des compétitions africaines. «Le coach Luc Eymael est une personne qu’on apprécie beaucoup et on a énormément du respect pour lui vu le travail qu’il a abattu au sein de l’effectif du club. Mais il faut savoir que lorsqu’on s’engage avec un club, il faut automatiquement marcher dans la vision de ce dernier. L’entraineur avait signé un contrat de performance avec le club. Il était question d’aider l’équipe à se qualifier à l’une des compétitions africaines de la CAF dès cette première saison», a-t-il fait savoir.
Et d’ajouter: «à la fin de la saison, nous avons fait une évaluation générale du club. C’est-à-dire nous passons en revue poste par poste. En ce qui concerne l’entraineur, on a vu que son contrat performance n’a pas abouti. Et le président Vidiye avait encore des doutes de pouvoir continuer avec le coach Luc ou pas. Là, il y a eu plusieurs facteurs qui ont joué sur notre décision. Certaines sorties médiatiques du coach ne lui ont pas aidé pour qu’on puisse continuer ensemble. Les Aigles est une institution que nous voulons protéger et garder avec le temps. Donc, il y a certains comportements, réactions ou actes que nous ne tolérons pas».
Le manager du FC les Aigles du Congo a saisi la balle au bon pour revenir sur l’affaire des départs de certains joueurs au sien du club qu’il baptise sur le nom de «dégraissage de l’effectif» et non «limogeage» comme certains le disent.
«Les Aigles du Congo n’est pas la première équipe à procéder à ce qu’on appelle le dégraissage de l’effectif. Comme je l’ai dit précédemment, nous faisons une évaluation de chaque exercice. Cela se fait sur et, en dehors du terrain, au niveau de chaque département et jusqu’à atterrir chez les acteurs majeurs qui sont les joueurs. Il s’agit de voir ce qui a été bien fait ou pas. C’est dans cette logique que nous nous inscrivons. J’entends les gens parler de limogeage mais moi je parle plutôt de dégraissage. Puisqu’en tant que manager général, il faut jouer avec plusieurs aspects», a-t-il confié.
Et de conclure: «il y a l’aspect technique, salarial et autres qu’il faut mettre en avant. Nous avons débuté la saison avec une pléthore des joueurs. L’effectif était costaud avec un total de 35 joueurs. En tant que club après une première expérience, c’est clair que nous ne pouvons pas donner du temps de jeu à tous ces joueurs. Il faut leurs donner la chance d’aller tenter ailleurs puisque nous croyons au talent de chaque joueur de l’effectif».
Roddy Grâce BOSAKWA

