
Après la CAN, l’Euro et la Copa, les Jeux olympiques de Paris vont capter l’attention du mouvement sportif du 26 juillet au 11 août 2024. La RD-Congo sera représentée par une délégation de 6 athlètes issus de 4 disciplines sportives, à savoir: la boxe, la natation, le judo et l’athlétisme. En 11 participations, les RD-Congolais ne comptabilisent aucune médaille olympique. Aux Jeux de Tokyo décalés en 2021 en raison de pandémie de Covid-19, les représentants de la RD-Congo avaient mordu la poussière. Après son élimination précoce à Tokyo, Marie Branser, uniquement représentante RD-congolaise en judo, avait fait porter le chapeau au gouvernement de la République.
La judokate avait révélé qu’elle a été négligée par les autorités sportives concernant les préparatifs de ces jeux. «Il faut changer les gens, la politique et les habitudes. Est-ce que c’est normal qu’une double championne d’Afrique soit négligée de telle manière. Le président de la Fédération de judo arrive à séparer la facture que moi et mon coach avons payée. C’est ma famille et mes amis qui m’ont soutenu. Il y a des sponsors, mais il faut du travail à la fédération ainsi qu’au niveau du Comité olympique congolais. Si non, je ne peux pas continuer avec cette allure», avait-elle vociféré aux ondes de la «RFI».
Pour les Jeux de Paris, les 6 athlètes de la RD-Congo avaient déjà lancé le cri d’alarme pendant leur préparation à Kinshasa. C’est le cas d’Arnold Kisoki, judoka dans la catégorie de moins de 60 kilos, qui a déploré les conditions dans lesquelles lui et ses coéquipiers des sports de combat se sont préparés.
«Les conditions ne sont pas bonnes pour notre préparation. Moi, je m’entraine avec des cadets. Je ne sais pas le faire avec mes partenaires habituels par manque de moyens. Je suis obligé de travailler avec des athlètes qui ont un niveau bas par rapport à moi. Nous travaillons même à ciel ouvert alors qu’on avait vu le gouvernement construire des infrastructures appropriées pour nos disciplines lors des Jeux de la Francophonie. On ne sait pas s’isoler pour être concentré», avait déclaré Arnold Kisoka. Même son de cloche avec la boxeuse Marcelat Sakobi qui avait lancé, à son tour, un message aux autorités compétentes.
«L’Etat RD-congolais doit prendre conscience de cette compétition et surtout des autres disciplines. Le sport ne se limite pas seulement au football. Puisque s’il s’agissait de la Coupe du monde de football, les athlètes allaient commencer leur préparation bien avant et dans de bonnes conditions. Il ne nous reste que deux semaines mais nous sommes encore ici à ne rien faire pratiquement. Que le gouvernement RD-congolais prenne aussi conscience de la discipline des sports de combat. C’est une discipline où on combat seul jusqu’à la fin une fois dans l’arène alors que le football, il y a des changements qui s’opèrent quand il y a la fatigue. Mais on ne nous reconnait toujours pas», avait déclaré Sakobi.
Avec la mauvaise préparation de ces athlètes, d’aucuns se demandent si les Léopards seront en mesure de glaner les médailles en France. Cette question a trouvé sa réponse au cours d’une interview que la boxeuse Brigitte Mbabi a accordée à «Actualités.cd». Le pugiliste n’a pas caché ses ambitions malgré les difficultés auxquelles elle était confrontée durant sa préparation. Rafler une médaille, c’est un rêve que la boxeuse caresse depuis qu’elle a commencé à pratiquer cette discipline sportive.
«Je suis prête pour participer à ces jeux. Mon objectif personnel est de rafler une médaille olympique et honorer mon pays. Je vais me battre pour offrir à la RD-Congo une médaille», a promis Brigitte Mbabi, qui va prendre part aux Jeux olympiques pour la première fois. La native de Lubumbashi est déterminée à faire oublier les résultats enregistrés par la RD-Congo lors des JO de Tokyo. S’il y a une chose qui préoccupe actuellement les 6 athlètes RD-congolais, c’est bien les Jeux olympiques. Arnold Kisoka, Marcelat Sakobi, Brigitte Mbabi, Divine Miansadi, Aristote Ndombe et Dominique Lasconi comptent hisser très haut le drapeau de la RD-Congo et veulent permettre au pays d’avoir sa première médaille olympique.

