Société

Ligue panafricaine Umoja : pari gagné!

Les lampions de l’«Université panafricaine Umoja wa Kongo» se sont éteints le 29 juin après 8 mois de formation pédagogique. Depuis le 19 octobre 2024, étudiants, chercheurs, écrivains, professeurs des universités et acteurs de la Société civile ont cogité autour des enjeux actuels de la RD-Congo afin de proposer des pistes de solutions aux crises du pays.

Organisé par la Ligue panafricaniste Umoja, ce cycle de conférences a eu lieu de manière simultanée à Kinshasa et à Paris. Dans son discours de clôture prononcé depuis la France, l’historien Amzat Boukari-Yabara, président de la Ligue panafricaniste Umoja, a remercié les personnes ayant participé à l’«Université panafricaine Umoja wa Kongo» avant de souligner l’importance de ces sessions.

D’après lui, ce grand rendez-vous du savoir a eu pour but de faire connaître l’histoire de la RD-Congo à tous les panafricanistes. Cette cérémonie de clôture a également été marquée par plusieurs autres interventions qui ont permis de livrer une synthèse claire et puissante des discussions. Cette restitution a été fondée sur trois éléments essentiels, à savoir: l’historique du conflit, le diagnostic des mécanismes de prédation et, enfin, les solutions concrètes et panafricaines.

Georges Kalonji, coordonnateur de la Ligue panafricaine Umoja section RD-Congo, est notamment revenu sur l’histoire du système de gouvernance de la RD-Congo. Dans son introduction, il a mis en avant les particularités de la RD-Congo dont le territoire a connu différentes formes d’administration avant l’arrivée des Occidentaux.

Micro en main, Georges Kalonji a cité les différents royaumes qui ont existé avec une gouvernance propre et un système monétaire. Propriété privée du Roi des Belges jusqu’en 1908, la RD-Congo a été, selon Georges Kalonji, un élément central de la première conférence de Berlin afin d’imprimer un modèle de colonisation basé sur l’impérialisme classique.  De son côté, Kabemba Luemba, économiste et chercheur indépendant, est revenu sur les conflits armés qui ont déchiré et continuent de déchirer le pays depuis plus de trois décennies.

«C’est l’une des crises les plus meurtrières depuis la seconde guerre mondiale», a-t-il déploré. Se basant sur le rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, cet acteur de la Société civile a révélé des chiffres alarmants: «une femme est violée toutes les quatre minutes en RD-Congo». Pour sa part, Gracias Maneno, secrétaire de la Ligue panafricaine Umoja section RD-Congo, a promis de  remettre, dans un bref délai, la synthèse de cette session de conférences  à tous les participants, idéalement avant la prochaine session de conférences prévue au mois d’octobre.

Hénoc AKANO

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