
Le quartier Binza-Delvaux, plus précisément dans sa partie située de part et d’autre de l’avenue Lalou, dans la commune de Ngaliema, a été, jeudi 5 décembre dans la journée, le théâtre d’une altercation dangereuse entre les policiers, auteurs de nombreuses tracasseries, et les éléments des FARDC, venus au secours des paisibles citoyens victimes de ces actes à répétition. Ainsi que cela a été observé à l’œil nu, il y avait des étincelles en l’air.
Ce quartier, ou mieux, l’avenue Lalou, a été paralysée par une présence inhabituelle des éléments des FARDC armés jusqu’aux dents et à la recherche des policiers fauteurs des troubles. Après que ces derniers se sont rendus coupables des actes de tracasseries à outrance et n’épargnant personne, l’autorité compétente a été alertée par des cris de détresse de la population en proie aux actes de tracasseries. On décrie des rafles et autres extorsions à ciel ouvert auxquels s’exposait tout passant, peu importe l’heure.
A en croire des témoins oculaires, Lalou était devenu un lieu à haut risque où des sacs à mains, téléphones, billets de banques, bijoux et autres biens de valeurs ont été extorqués avant de prendre une destination inconnue. Ce, au grand dam des paisibles citoyens qui regardaient indolents toutes ces scènes de tracasseries.
Une intervention militaire qui fait craindre le pire
Il a fallu attendre l’intervention des éléments des FARDC pour voir la population avoisinante être prise de panique allant jusqu’à fermer les portails des maisons et boutiques pour se mettre à l’abri. Car, on ne sait jamais, une balle perdue peut toujours provenir de n’importe où pour faire l’effet. Heureusement que cette altercation n’a pas fait de mort, selon une demoiselle qui a suivi la scène à distance. Pour sa part, Madame Alpha s’est réjouie de l’intervention musclée des éléments des FARDC qui, selon elle, ont réussi à mettre hors d’état de nuire tous les policiers auteurs des tracasseries.
Toutefois, faut-il le souligner, dans cette atmosphère de haute tension, des parkings ont été vidés et dépourvus de leurs ambiances habituelles, allant jusqu’à paralyser pour un temps le rythme normal des transports en commun. Sur ces entrefaites, les policiers, aussi armés que les militaires, étaient capturés pour certains et contraints à prendre la poudre d’Escampette pour d’autres.
Après un temps, la situation était revenue au calme et aucun agent de PCR n’était aperçu dans les alentours de Lalou. Bravo aux éléments des FARDC, telle est la conclusion à laquelle a abouti plus d’un observateur à distance. A voir que les « roulages» s’étaient évaporés dans la nature. Pour l’instant, la question que l’on se pose est celle de savoir ce qu’on fera des policiers mis hors d’état de nuire car, l’utile est de frapper fort afin de servir d’exemple pour que pareil comportement ne se reproduise plus.
