Politique

Tshibanda salue le partenariat de développement RD-Congo-Inde

raymond
La coopération entre Kinshasa et New Delhi a déjà permis d’investir dans des projets d’électrification pour le barrage hydroélectrique de Katende et Kakobola à hauteur de USD 500 millions
Examiner les voies et moyens d’intensifier la coopération dans divers domaines d’intérêts communs sur la base des aspirations communes des peuples africain et indien respectivement, en vue de réaliser le développement, l’intégration et la prospérité entre l’Afrique et l’Inde. Tel est l’objectif du Sommet Forum Inde-Afrique, tenu 26 au 29 octobre 2015 à New Delhi.
Les dirigeants africains et indiens y ont pratiquement échangé sur le renforcement du partenariat stratégique et l’approfondissement de la coopération dans plusieurs domaines d’intérêts communs entre l’Afrique et l’Inde. Au cours de grand rendez-vous, la RD-Congo, représentée par le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, a activement participé. Le chef de la diplomatie RD-congolaise a salué le partenariat de développement entre l’Inde et la RD-Congo particulièrement, et avec l’Afrique en général.
«Mon pays, la RD-Congo, qui met en œuvre avec le concours financier et technique de l’Inde, des projets importants, notamment dans le domaine de l’énergie, avec la construction de deux barrages hydroélectriques à Kakobola et à Katende, créant ainsi les conditions de la transformation des conditions de vie de plus de 20 millions de ses habitants, en est un témoignage éloquent. Aussi, voudrais-je, en son nom, remercier le peuple et le gouvernement de l’Inde pour sa contribution, insigne au développement de mon pays», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, saluant le partenariat de développement RD-Congo-Inde, qui a déjà permis d’investir dans des projets d’électrification pour le barrage hydroélectrique de Katende et Kakobola à hauteur de USD 500 millions.
D’autres domaines seront développés dans l’avenir, notamment le développement des infrastructures routières, ferroviaires, ainsi que le domaine de l’énergie. Le ministre Tshibanda a profité de l’occasion pour remercier officiellement les autorités indiennes pour le partenariat gagnant-gagnant entre Kinshasa et New Delhi.
Il a également souligné que ce 3ème Sommet du Forum Inde-Afrique se tient à un moment singulier, marqué par quatre événements majeurs, à savoir: la célébration du 70ème anniversaire de l’ONU, l’adoption de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, celle de l’Agenda 2030 des Objectifs de développement durable par les Chefs d’Etat et de gouvernement en septembre dernier à New York et la tenue dans plus ou moins un mois à Paris de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques -COP21.
«Des événements chargés de symbole et d’histoire, et qui sont autant d’interpellations tant pour chacun de nos pays que pour le Forum Inde-Afrique. Interpellation à l’urgence de faire aboutir la réforme du Système des Nations unies et singulièrement du Conseil de sécurité afin de les rendre plus équitables, plus représentatifs et plus efficaces, accordant en leur sein, leur légitime place à l’Inde et à l’Afrique, qui, ensemble, représentent le tiers de l’humanité et sont aujourd’hui les deux pôles de croissance économique les plus dynamiques du monde», a expliqué le représentant personnel du Chef de l’Etat Joseph Kabila, le ministre Tshibanda.
Et de suggérer: «à ce sujet, le consensus d’Enzulwini demeure la seule base pour un règlement satisfaisant du problème de la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité». Pour lui, l’organisation de cette rencontre est aussi un moment d’interpellation à une quadruple nécessité: assurer la paix et la sécurité internationales et se mobiliser pour combattre les extrémismes et le terrorisme; mettre effectivement en œuvre l’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable -ODD-; œuvrer pour la conclusion en décembre prochain à Paris d’un accord ambitieux sur les changements climatiques fondé sur les principes de responsabilités communes mais différenciées, et enfin, face à tous ces défis, intensifier la coopération entre l’Inde et l’Afrique.
«C’est le lieu pour moi de saluer la qualité de cette coopération et de souligner les principes qui la sous-tendent, égalité, amitié, avantage mutuel, et solidarité, les objectifs qu’elle poursuit, à savoir: le développement de nos pays respectifs grâce à la bonne gouvernance, et aux politiques de croissance inclusive, les priorités qu’elle s’est assignées paix et sécurité, agriculture, éducation, santé, Nouvelles technologies de l’information et de la communication, énergies renouvelables, infrastructures, industrialisation et commerce, ainsi que les modalités de sa mise en œuvre, concertation permanente, projets concrets, partenariats publics-privés, et financements  concessionnel sont plus que jamais pertinents», a-t-il précisé tout en ajoutant que ce forum est une occasion d’interpellation pour chaque jpays africain et du gouvernement indien vers un programme de développement dynamique et transformateur pour la paix et la prospérité des peuples africains et indiens.
En marge de ce troisième Sommet du Forum Inde-Afrique de New Delhi, sur le plan de la coopération bilatérale, le ministre Raymond Tshibanda s’est également entretenu avec son homologue indien des Affaires extérieures, Sushma Swaraj. Le renforcement des liens d’amitié et de la coopération bilatérale entre Kinshasa et New Delhi était au centre leurs échanges.
Intensifier la coopération dans divers domaines
Durant de ce sommet placé sous le thème: «Un partenariat renouvelé et une vision partagée», les ministres des Affaires étrangères du continent africain et l’Inde ont sérieusement réfléchi sur le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines de développement. Il est conjointement organisé par l’Union africaine et le gouvernement de l’Inde.  L’objectif de la rencontre est d’examiner les voies et moyens d’intensifier la coopération dans divers domaines d’intérêts communs sur la base des aspirations communes des peuples africain et indien respectivement. Cela, en vue de réaliser le développement, l’intégration et la prospérité entre l’Afrique et l’Inde, pays émergent et deuxième pays le plus peuplé du monde, avec plus d’un milliard deux cents millions d’habitants après la Chine. La réunion des chefs de la diplomatie africaine était précédée par celle des hauts fonctionnaires africains et leurs homologues indiens, le 26 octobre 2015.
Christian BUTSILA
 

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