Politique

Noël Tshiani crée la «Force du changement»

Pour la sensibilisation, la mobilisation des masses au Congo et dans la Diaspora, et la mise en œuvre du «Plan Marshall pour la RDC», Dr. Noël K. Tshiani vient de mettre en place une structure d’appui appelée: «Force du changement -FC. Il invite les RD-Congolais de l’intérieur et de la Diaspora à y adhérer massivement pour permettre la mise en œuvre du Plan Marshall pour la RDC dont il est le promoteur.
Un technocrate indépendant
La journaliste Marie France Cros estime dans son article du 13 juin 2016 sur les candidats présidentiels en RD-Congo que Noël Tshiani est un «non-politicien» qui n’a aucune expérience politique. Une telle perception joue à son profit pour plusieurs raisons. Tshiani ne fait pas partie de la classe politique RD-congolaise qui passe aux yeux du monde comme médiocre et corrompue. Les électeurs RD-congolais sont aujourd’hui déçus par la classe politique en dépit de discours.
Tshiani est réticent à créer de parti politique ou de plateforme politique sans contenu dans un pays souffrant d’une prolifération des partis et plate reformes sans une véritable base électorale et sans vision de développement. Il estime que la structure d’appui qu’il vient de mettre en mettre lui permet de garder son statut de technocrate indépendant et de contribuer à rassembler tout le monde dans un monde politique RD-congolais trop polarisé.
La longue carrière professionnelle de Noël Tshiani dans de prestigieuses banques américaines, sur la 1ère place financière du monde -New York- et à la Banque mondiale -BM- à Washington où il est à ce jour, un brillant économiste avec plusieurs publications de haut niveau et plusieurs réalisations dans le domaine de redressement économiques de pays en Afrique et en Europe de l’Est, est un atout immense pour une candidature éventuelle à la présidentielle de la RD-Congo. Dans l’analyse faite par la journaliste Marie France Cross sur les différents candidats présidentiels de la RD-Congo, Noël Tshiani ressort comme un vrai technocrate dont les résultats de «redresseur des situations catastrophiques des pays» sont nombreux et éloquents en Afrique et en Europe de l’Est.
Une telle expérience le distingue de tous les candidats et peut être mise à profit pour la RD-Congo. La réputation de neutralité politique et de technocrate est un atout important pour Noël Tshiani pour mener une bonne et efficace campagne en se plaçant au-dessous de la mêlée politique RD-congolaise et pour obtenir de bien meilleurs résultats que s’il était connu comme politicien. Les politiciens RD-congolais ont une mauvaise réputation d’être des vagabonds sans idéal et sans vision, à la recherche effrénée d’argent facile.
Une telle réputation n’exclut pas que Noël Tshiani se fasse adouber par l’un ou l’autre des grands partis politiques ayant pignon sur rue en RD-Congo. Avec une telle envergure, Noël Tshiani attire tant les gens de l’Opposition, de la Majorité et de la Société civile. La RD-Congo gagnerait si tout le monde, au-delà des considérations politiques, pourrait soutenir, pas seulement un homme nouveau, mais aussi une vision de développement qui est désormais connue comme étant le Plan Marshall de Noël K. Tshiani pour la RD-Congo dans un nouvel élan de la Force du changement pour transformer fondamentalement la vie de 80 millions des RD-Congolais.
Un diagnostic sans complaisance
Depuis l’accession à l’indépendance, la RD-Congo a vécu de longues années d’instabilité politique permanente, de mal gouvernance et de stagnation économique.
Pour Noël Tshiani, la situation économique et sociale qui en résulte est catastrophique: le taux de chômage avoisine 80 % de la population active; et le pays est surendetté et incapable de faire face à ses obligations nationales et internationales. «Le pays est classé à l’avant-dernière position, d’après l’Indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement -PNUD. Le modèle de développement poursuivi depuis 1960 à nos jours a donc échoué. Pauvreté extrême assise sur USD 24 000 milliards de ressources naturelles.
Avec un PIB par habitant d’USD 394 en 2015, la RD-Congo est le pays le plus pauvre du monde, avec plus de deux tiers de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté d’USD 1,25 par jour», déclare Noël Tshiani. Puis: «Le pays ne peut pas assurer une bonne scolarisation ni une couverture sanitaire adéquate à sa population. Seulement 10 % de la population ont accès à l’eau potable et à l’électricité, et ce, essentiellement dans les milieux urbains. La majorité de la population vivant dans les milieux ruraux est abandonnée à son triste sort».
Noël Tshiani fait remarquer que les infrastructures de base -routes, ports, aéroports, chemins de fer, hôpitaux, écoles, et marchés publics- sont très peu développées. «L’insécurité est ressentie sur l’ensemble du territoire national. Les libertés individuelles sont bafouées et les droits humains ne sont pas respectés. Il n’existe ni une justice indépendante ni une administration publique fonctionnelle. La démocratie n’existe que de façade», poursuit-il.
 
Et de renchérir: «les conditions préalables au développement durable ne sont pas réunies alors que ce pays de 80 millions d’habitants regorge d’importantes ressources naturelles: 1100 minerais et métaux précieux différents d’une valeur estimée à USD 24 000 milliards; 120 millions d’hectares de terres arables; 135 millions d’hectares de forêts; 100 000 mégawatts de potentiel d’énergie hydroélectrique, de sources diverses d’énergie renouvelable -solaire, biomasse, géothermie, charbon, nucléaire, et gaz méthane- et de ressources énormes de pêche et d’élevage». La corruption est endémique et même banalisée, indique-t-il, dans toutes les sphères de la vie nationale. Il rappelle que Transparency International classe la RD-Congo parmi les pays les plus corrompus de la planète. Le Panel des experts africains dirigé par Thabo Mbeki estime que 85 % des ressources naturelles de la RD-Congo n’entrent pas dans le budget national, mais plutôt dans des poches des particuliers. Le budget annuel d’USD 9 milliards n’est donc qu’une petite fraction de ce qu’il aurait pu être dans un environnement sans corruption.
Une nouvelle vision du développement
Tshiani souligne qu’il est très important que la population RD-congolaise et les futurs dirigeants prennent conscience de la gravité de l’échec du modèle de développement suivi jusqu’à ce jour. La proposition d’un «Plan Marshall pour la RDC» est une nouvelle vision du développement qui s’échelonnera sur 15 ans. Tshiani ne propose pas les réformes cosmétiques habituelles qui laissent les problèmes intacts et font l’éloge d’une croissance économique sans impact réel sur le vécu quotidien de la population. Sa proposition vise à transformer fondamentalement la société afin de créer des opportunités pour que toute la population RD-congolaise sans exclusion puisse elle-même se prendre en charge définitivement.
 
Le Plan Marshall de Noël Tshiani pour la RD-Congo s’articule autour de huit piliers, à savoir: investir dans les ressources humaines en mettant l’accent sur l’éducation, la santé et l’autosuffisance alimentaire; promouvoir la paix, la sécurité, l’État de droit et la démocratie; promouvoir l’émergence de la finance nationale; promouvoir l’émergence d’un secteur privé national responsable; favoriser la réalisation de grands travaux d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre; favoriser et accélérer l’industrialisation du pays par la transformation locale des minerais, la mécanisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, la mise en valeur planifiée et ordonnée des forêts, et l’éclosion du secteur tertiaire, y inclus le tourisme; créer des synergies entre le marché intérieur et l’intégration régionale; et enfin mobiliser les ressources humaines et financières pour mettre en œuvre les différents piliers du plan.
Mobilisation des ressources
La stratégie reposera sur le secteur privé comme principal moteur de la croissance et est fondée sur le libéralisme à visage humain avec une dose raisonnable d’interventionnisme étatique. Le pays mobilisera les RD-Congolais de l’intérieur et de la Diaspora pour la mise en œuvre de cette vision de développement ayant une forte appropriation nationale. Il fera appel à l’expertise internationale quand cela sera nécessaire. Il est important de noter que le coût total pour la mise en œuvre de ce «Plan Marshall» est d’USD 800 milliards sur 15 ans.
 
Ce montant très important pourra être mobilisé sur une combinaison des ressources intérieures, des contributions des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux ainsi que du secteur privé sous forme d’investissements directs étrangers. Les éléments importants pour la réussite de la mobilisation de ressources financières sont le leadership politique qui doit être crédible et à la hauteur des ambitions de développement du pays, la bonne gouvernance pour s’assurer que les ressources publiques sont utilisées de façon efficiente, les politiques économiques et sociales saines, la lutte sans merci contre la corruption, des institutions stables, et enfin la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Aux grands maux, les grands remèdes
La vision est certes ambitieuse, mais réalisable dans un environnement national démocratique nouveau impulsé par la «Force du changement» qui doit animer chacun des citoyens RD-congolais.
Si les RD-Congolais éradiquent la corruption, l’impunité et toutes sortes d’antivaleurs; mettent en place un Etat de droit fonctionnel et améliorent la gouvernance sous un leadership visionnaire, compétent, responsable et intègre, l’Etat aura des moyens suffisants pour se doter d’un budget annuel d’au moins USD 72 milliards à la grandeur du pays pour implémenter cette vision de développement permettant d’atteindre le plein-emploi et d’augmenter le PIB par habitant actuellement d’USD 394 à 15 000 dans 15 ans.
Tino MABADA

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