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Menace de grève à la RTNC

Grogne sociale à la chaine audiovisuelle officielle où les permanents syndicaux viennent de déposer un préavis de grève auprès de Madame le Directeur général a.i. de cette entreprise publique transformée en établissement public. Plusieurs revendications non tenues sont à la base de cette levée des boucliers des représentants des travailleurs qui sollicitent l’implication dans le meilleur délai des autorités compétentes dans cette cause en vue de préserver la paix sociale
 
L’Intersyndical de la Radiotélévision nationale congolaise -RTNC- regroupant les centrales syndicales CONAFI, UNTC, CSC, SYNAFET, SYNAR, SOPA, SOLIDARITE et SNPP, a adressé un préavis de grève de six jours en date du 7 novembre 2016 au Comité de gestion dirigé par Nicole Dibambu Kitoko Bwanga, Directeur général ad intérim. Les syndicalistes ont réservé des ampliations à toutes les autorités compétentes hiérarchiques dont l’implication peut permettre aux travailleurs de ce média de rentrer dans leurs droits légitimes. Plusieurs de leurs revendications sont restées lettre morte jusqu’à ce jour de la part de l’employeur. Notamment l’absence du dialogue social exacerbée par la non-tenue des réunions paritaires tant légales que conventionnelles, le refus de la signature du nouveau statut du personnel de la RTNC, le détournement des cotisations sociales et le non versement de la quote-part patronale auprès de l’INSS, l’apurement de solde du barème salarial, la revisitation de tous les contrats léonins, etc. La tension ne cesse de monter à la grande tour de la commune de Lingwala. L’Intersyndical menace de passer à l’action si, à la fin du préavis de grève, une solution n’est pas trouvée d’autant plus que le Vice-Premier ministre, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale est au courant de ce dossier et que l’arbitrage de l’Inspecteur du Travail n’a pas mis d’accord les partenaires sociaux.
 
Le climat est morose à la Radiotélévision nationale congolaise -RTNC-. Les travailleurs menacent d’aller en grève et dénoncent haut et fort les mauvaises conditions de travail et les traitements discriminatoires dont ils font l’objet. Pour rester dans la légalité, l’Intersyndical de la chaîne publique a adressé un préavis de grève de six jours qui prend effet à dater du 9 novembre 2016, au Comité de gestion dirigé par Nicole Dibambu Kitoko Bwanga, directeur général ad intérim.
 
Plusieurs revendications des travailleurs non prises en compte par l’employeur sont à la base de ce préavis et portent sur l’apurement de solde du barème salarial; l’effectivité et la redistribution des recettes de la Redevance radio TV pour la prise en charge des soins médicaux appropriés, la mise à la retraite honorable, les primes. Les milieux proches de l’Intersyndical renseignent que la redevance profiterait seulement à un cerclé restreint d’affidés de l’employeur, sans oublier la prime accordée, non pas selon les règles de l’art, mais suivant la tête du client et le bon vouloir des membres du comité de gestion. Si le pré-carré se tape des sommes faramineuses, les autres travailleurs sont des laissés pour comptes.
 
Détournement des cotisations sociales et absence du dialogue social
 
Autres revendications, le détournement des cotisations sociales et le non-versement de la quote-part patronale auprès de l’Institut social de sécurité social -INSS ainsi que l’absence du dialogue social caractérisée par la non-tenue des réunions paritaires tant légales que conventionnelles.
 
A cela s’ajoutent le renouvellement de l’équipement de production et diffusion radio/télévision qui pose problème à ce jour, y compris le refus de signer le nouveau statut du personnel de la RTNC. La non-application du protocole d’accord de 2012 et la révisitation de tous les contrats léonins se greffent à cette longue liste.
 
Strict respect des lois en matière d’emplois
 
«Pour toutes ces raisons, conformément à l’article 315 du Code de travail, nous vous adressons le présent préavis de grève de six jours qui prend effet dès la réception de la présente», précise l’Intersyndical. Les travailleurs demandent aux autorités compétentes qui les lisent en copie de bien vouloir s’impliquer dans le meilleur délai dans cette cause en vue de préserver la paix sociale.
 
Des observateurs avisés notent que l’heure est grave. Le climat politique ne permet pas de laisser la situation dégénérer à la radio télévision publique au regard de l’impact du travail abattu par ses sociétaires sur l’ensemble du pays. Autant la RTNC reste en première ligne dans les communications officielles, autant ses dirigeants doivent prêcher par l’exemple par le strict respect des lois en matière d’emploi et des règles de bonne gouvernance.
 
Tino MABADA

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