Politique

Les FCIR appellent les négociateurs au respect de la Constitution

«Ce dialogue va résoudre l’épineuse question de risque d’une crise institutionnelle vers laquelle se dirige la République et la menace que cela représente pour la démocratie, la paix et la sécurité nationale», note John Mbaya, coordonnateur national des FCIR
Les Forces centristes indépendantes de la République -FCIR- considèrent que le nouveau dialogue sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- est une brèche ouverte aux acteurs politiques pour offrir au peuple RD-congolais déjà meurtri par la misère, une lueur d’espoir. Dans une déclaration faite ce jeudi 19 décembre 2016 à Kinshasa, les membres de ce parti politique se disent soucieux de préserver les acquis de la jeune démocratie et saluent l’initiative républicaine du dialogue comme voie noble de consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
 
«Ce dialogue va résoudre l’épineuse question de risque d’une crise institutionnelle vers laquelle se dirige la République et la menace que cela représente pour la démocratie, la paix et la sécurité nationale», note John Mbaya, coordonnateur national des FCIR. Ces forces invitent la classe politique, en particulier, et le peuple RD-congolais en général à renforcer la culture du respect de la Constitution quelle que soit la situation.
Et de préciser: «aux nouveaux dialogueurs sous la médiation de la CENCO, nous les exhortons de ne pas toucher aux articles verrouillés de la Constitution quel que soit le cas». Evoquant le chapitre du dépassement des mandats, la position des FCIR est la redéfinition des principes d’organisation du pouvoir pendant la période transitoire avec la prise en compte des différentes sensibilités politiques en présence et des attentes du souverain primaire. Un délai raisonnable de la transition ne dépassant pas 9 mois est aussi suggéré.
 
La libération des prisonniers politiques et d’opinion réclamée
Quant au respect des libertés individuelles et publiques, les FCIR dénoncent les dérives sécuritaires et les restrictions de l’espace démocratique en RD-Congo. «Nous exigeons le strict respect des libertés fondamentales des citoyens dont le droit de manifester pour tous les acteurs sociopolitiques, et l’accès aux médias publics à toutes les forces politiques et sociales du pays tels que garantis par notre Constitution», insiste John Mbaya.
Tout en réclamant la libération des prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent à la prison centrale de Makala et autres lieux de détention, les FCIR félicitent la Communauté internationale pour son attention soutenue et ses efforts dans la recherche des issues heureuses en vue de la résolution de la crise politique en cours en RD-Congo. Elles exhortent également les parties au dialogue à observer les principes de respect mutuel dans la gestion des relations entre les partenaires.
Octave MUKENDI

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