
Chassé du regroupement politique Action des alliés pour la convention -AA/C- à cause de son désordre, le groupe d’Elysée Mujinga est pour le moment sans boussole. En quête d’un parrainage politique, ces frondeurs seraient même aperçus, mardi 10 décembre 2024, au niveau de la 10ème rue/Limete, au siège du parti présidentiel. Pourquoi faire? Voilà la question que se sont posés, avec moquerie, les vertébrés de la première heure de la classe politique RD-congolaise.
Conduit par Elysée Mujinga, candidate malheureuse aux élections de 2023, ce groupe, sans député national ni provincial et sans qualité aucune, continue de se donner le culot de porter les insignes de l’AA/C alors qu’il lui était strictement interdit d’engager ce regroupement politique dirigé par son président statutaire, le député national Théodore Kazadi Muayila. Selon certaines indiscrétions, ces frondeurs en quête d’un soutien politique seraient repartis insatisfaits après avoir été reçus, très tard dans la soirée, après plusieurs demandes d’audience rejetées, par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS.
Une source proche du secrétaire général de l’UDPS a souligné que même si cette rencontre informelle a permis à ce groupe des fauteurs en eaux troubles de faire du tourisme dans le quartier résidentiel de la commune de Limete, la question reste tout de même celle de savoir en quelle qualité ils ont-ils été reçus par le secrétaire général Augustin Kabuya étant donné que le regroupement politique AA/C, à travers une conférence des présidents élargie aux élus et mandataires, et après avis favorable de la commission de discipline, avait exclu définitivement du regroupement les partis politiques du groupe d’Elysée Mujinga.
«Par la même occasion, ces partis politiques frondeurs étaient interdits de parler au nom et pour le compte du regroupement AA/C, sous peine des poursuites judiciaires. En réalité, ces formations politiques sans élus nationaux ne peuvent en aucun cas utiliser les insignes et signes distinctifs du regroupement AA/C. Il s’agit à titre illustratif de: AUC d’Elysée Mujinga, PCCD de Mbuyi Kalala, APKA de Pierre Baseya, DFC d’André Liwa, ACSCO de Nlandu Wongika; UNPI de Hubert Mamba; ACCOR de Victor Menantangu, FUC d’Iris Baswabu et NDR de Jules Ibula», a spécifié la même source.
Pour rappel, a-t-elle renchéri, cette exclusion fait suite à une déclaration relayée dans la presse par les semeurs de désordres des ci-haut évoqués qui avaient prétendu avoir destitué le président statutaire de l’AA/C, le député national Théodore Kazadi alors que ce dernier bénéficie jusqu’à présent de la confiance et du soutien des élus nationaux et provinciaux, mandataires et de toute la base dudit regroupement à travers le pays.
«En réalité, c’est cette position qui donne des insomnies à ces usurpateurs qui sont en errance depuis un certain temps. Voilà qui justifie toutes ces agitations et jérémiades qui poussent ces agités à exercer une pression sur le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, qui est pourtant un véritable légaliste», a fait savoir un proche du regroupement politique AA/C. Et d’ajouter: «malgré ce semblant d’audience, ce petit groupe au poids mouche est reparti sans aucune assurance d’obtenir un quelconque parrainage».
Des sources sûres renseignent qu’à part la photo souvenir du passage de ces frondeurs prise devant le siège de l’UDPS, rien de rassurant n’a été signé en termes de soutien politique. Le regroupement AA/C piloté par le président statutaire, le député national Théodore Kazadi, préparerait une plainte contre Elysée Mujinga et compagnie.