
Dans une lettre ouverte adressée aux députés nationaux et sénateurs membres des caucus du Sankuru et du Kasaï, l’honorable Lambert Mende prend la parole à l’ouverture de la session ordinaire. Élu du Sankuru, il se positionne en chef de file régional et inscrit son appel dans la dynamique impulsée par le président Félix Tshisekedi, saluant en particulier «les efforts remarquables entrepris par le ministre des Finances, Doudou Fwamba» et la discipline budgétaire engagée.
Pour donner du poids à ses propos, Mende cite des réalisations concrètes: la résolution du dossier de l’érosion dite «Jacob» à Lodja, vieux de 28 ans, et l’amorce d’un vaste chantier de modernisation de la Route nationale n°7, reliant Lodja à Benadibele, Lukibu, Kananga et Kisangani. Ces chantiers servent, selon lui, de preuves tangibles que des choix politiques et des financements ciblés peuvent produire des effets immédiats sur le terrain et lever le verrou du désenclavement.
L’élu ne se contente pas d’un plaidoyer abstrait: «Notre accompagnement doit être à la hauteur des attentes de nos populations», écrit-il, insistant sur le devoir des représentants à traduire les promesses en bénéfices réels -routes praticables, écoles fonctionnelles, centres de santé équipés. Pour Mende, l’électorat attend des résultats mesurables; l’unité politique ne vaut que si elle débouche sur des améliorations quotidiennes du cadre de vie.
Mais l’appel s’accompagne d’une injonction ferme à la transparence: «Il est impératif que nous, élus du Sankuru et du Kasaï, parlions d’une seule voix et apportions un appui sans réserve aux réformes engagées», précise-t-il, tout en demandant des mécanismes de contrôle, des audits et un suivi rigoureux des marchés. Sans ces garde-fous, prévient-il, les crédits risquent d’être mal utilisés et l’unité revendiquée se transformerait en caution sans contrepartie.
Mende joue à la fois le rassembleur et le juge moral: «L’histoire nous observe. Nos populations nous jugeront. Faisons le choix de l’unité, de l’efficacité et de la responsabilité», écrit-il, rappelant que les engagements d’aujourd’hui seront évalués demain à l’aune des chantiers livrés et des budgets exécutés. L’appel est lancé, il appartient désormais aux caucus de le convertir en actes concrets.

