Nation

RDC: La CENCO recommande aux politiques de libérer le pays de leurs querelles intestines

Les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- ont exprimé, lundi 19 octobre 2020 au cours d’un point de presse tenu au Centre interdiocésain à Gombe, leur indignation à propos du blocage de toute la nation, à cause des querelles intestines de la coalition FCC-CACH. Dans un message conçu à l’issue de leur 57ème Assemblée plénière, message lu devant la presse kinoise par l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, en présence de son nouveau vice- président, Monseigneur José Moko, Évêque du diocèse de l’Idiofa, les évêques catholiques attirent l’attention du peuple RD-congolais sur le blocage du fonctionnement des institutions étatiques.

«En dépit de nos multiples appels faits aux alliés de la coalition au pouvoir de cesser leurs querelles intestines et de se consacrer à travailler plutôt pour l’intérêt de la population, nous sommes profondément peinés de constater que les acteurs politiques accusent une indifférence révoltante pendant que le pays est au bord de la faillite. Il se trouve dans l’impasse à cause de la crise politique croissante et de ses conséquences», a déclaré la CENCO, en ajoutant: «la paralysie de la coalition affecte et infecte tous les secteurs de la vie nationale».

Selon la CENCO, l’obsession du pouvoir pour le pouvoir porte à confisquer la souveraineté du peuple RD-congolais. Elle estime pire encore que le pays se retrouve dans une situation où la plus haute instance du pouvoir judiciaire, à savoir: la Cour constitutionnelle est mise dans l’impossibilité d’exercer sa mission. «Faute de quorum, tout le système est bloqué. La tension au sein de la coalition FCC-CACH engendre aujourd’hui plusieurs conséquences sur tous les plans de la vie nationale -socio-économique, sécuritaire, humanitaire et droits humains», a déploré la CENCO.

Elle a par ailleurs recommandé au peuple RD-congolais de rester vigilant pour préserver la souveraineté du pays. «Sortons de notre torpeur et demeurons vigilants sur le respect de la Constitution, notamment les articles verrouillés, ainsi que sur l’indépendance réelle du bureau de la CENI et de la magistrature», a appelé la CENCO. Et de poursuivre:  «exerçons effectivement notre droit de souverain primaire et agissons pour empêcher toute tentative de confisquer notre droit de choisir nos dirigeants et de nous prononcer sur le destin de notre quotidien».

Parousia MAKANZU

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