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Urgent-Kasaï Central :19 morts à Tshimbulu dont le Chef coutumier Kamuena Nsapu ce vendredi

C’est un bilan officiel confirmé par le gouverneur du Kasaï Central, Alex Kande Mopompa. Selon lui, le chef coutumier Kamwina Nsapu, dont les hommes ont violemment affronté la police en début de semaine, a été tué vendredi 12 août à Tshimbulu -Kasaï-Central-, cité située à 120 km au sud de la ville de Kananga, lors de nouveaux combats avec les forces de l’ordre. Kande a donné un bilan officiel de 19 morts dont 11 policiers et 8 hommes s fidèles à Kamwina Nsapu, dont lui-même, que le gouverneur a qualifiés de « terroristes». Quatre policiers sont portés disparus. Le gouverneur a ajouté que 40 autres hommes de la milice de Kamwina Nsapu ont été capturés, parmi lesquels «14 mineurs âgés de 5 à 12 ans». Plusieurs armes et munitions de guerre, dont le nombre n’a pas été précisé, ont été  récupérées. «A la suite d’une intervention des forces de l’ordre qui visait à sécuriser et protéger les paisibles citoyens vendredi 12 août, ces dernières ont été dangereusement attaquées par les terroristes du chef coutumier Kamwina Nsapu. C’est ainsi qu’elles ont été obligées de faire recours à la légitime défense», a expliqué l’autorité provinciale en annonçant que les corps des personnes tuées sont exposés ce samedi 13 août 2016 au stadium de l’espoir à Kananga. «Les corps de certaines victimes  sont arrivés ce samedi après-midi  au stadium de l’espoir à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central. Un hommage leur sera rendu, en présence des familles et des autorités provinciales», rapporte-t-on. Pour le moment le calme est revenu à Tshimbulu. Le 10 août dernier, la milice du chef Kamwina Nsapu, qui avait déjà tué neuf personnes, dans la nuit du dimanche à lundi 8 août. Le chef Kamwina Nsapu avait pris, depuis deux mois, la résolution de «débarrasser le Kasaï-Central de tous les services de l’ordre, auteurs, selon lui, des tracasseries de tout genre à l’encontre de  la population», indiquent les sources locales. C’est dans ce contexte qu’est née cette milice.
Pour sa part, le coordonnateur de l’Observatoire congolais des droits humains -OCDH- au Kasaï-Central, Hubert Ngulandjoko, a condamné, samedi 13 août, le sort tragique réservé au chef milicien Kamwina Nsapu, tué vendredi 12 août dans les affrontements contre les forces de l’ordre. Selon lui, les droits de l’homme ont été violés, car il aurait été souhaitable d’arrêter Kamwina Nsapu et de le mettre à la disposition de la justice pour qu’il réponde de ces actes.
Un habitant de Tshimbulu contacté au téléphone a laissé entendre que les policiers sûrs de leurs moyens de protection dont les armes à feu abusent de la population. «Ils extorquent nos biens et argent au su et au vu de tous. Quand nos chefs protestent, voilà qu’on les tue en les présentant comme des terroristes», s’indigne cet habitant.
Octave MUKENDI

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