Dossier à la UneEcofinJusticeSociété

RDC: une armée de magistrats en gestation pour traquer le blanchiment d’argent 

Le mardi 25 novembre, Kinshasa a ouvert ses portes à une formation de quatre jours dédiée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cet événement réunit des magistrats, tant du parquet que du siège, des officiers de police judiciaire ainsi que des experts de la Cellule nationale des renseignements financiers et -CENAREF. Cette session s’inscrit dans le cadre du projet «Transforme», soutenu financièrement par la Banque mondiale.Selon le Conseil supérieur de la magistrature -CSM-, qui est à l’initiative de cette formation, cet événement fait partie d’une stratégie visant à spécialiser les acteurs du système judiciaire.

«Le CSM se réjouit de voir que cette spécialisation est en adéquation avec la résolution adoptée lors de l’assemblée générale ordinaire d’avril dernier, qui a défini le plan de formation continue des magistrats», a déclaré Télesphore Nduba, secrétaire permanent et porte-parole du CSM, lors d’une intervention rapportée par l’Agence congolaise de presse -ACP.

Ce plan appelle chaque magistrat à développer une expertise dans un domaine spécifique, notamment dans la lutte contre les infractions financières. D’après le secrétaire permanent du CSM, les délits liés au blanchiment d’argent et au financement des activités terroristes représentent un danger considérable pour la stabilité nationale.

Ces activités, a-t-il poursuivi, minent l’économie et alimentent l’insécurité, en particulier dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où la population endure les conséquences de conflits armés depuis plus de trente ans. Face à cette situation, le porte-parole du CSM a incité les participants à faire preuve d’une assiduité exemplaire afin d’améliorer leurs compétences, et ainsi, renforcer l’efficacité des mesures appliquées sur le terrain.

Il a réaffirmé l’engagement du Conseil à soutenir les magistrats et les praticiens de la justice pénale au-delà de cette première phase, en vue de former des équipes spécialisées au sein des juridictions, prêtes à relever le défi de la criminalité financière. Cette formation s’inscrit également dans le cadre des 23 actions que la République Démocratique du Congo doit entreprendre pour consolider son dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, dans l’objectif de sortir de la liste grise du GAFI. 

WIDAL

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page