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RDC: Les attentes de Suminwa après le deal américain

La République Démocratique du Congo et les États-Unis renforcent leur partenariat économique, avec l’objectif de transformer les engagements en actions concrètes pour une croissance inclusive et un développement durable. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a réaffirmé l’importance de cette collaboration, soulignant que l’investissement privé responsable est le meilleur moyen de créer richesse, innovation et emplois durables. La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de créer un environnement stable, prévisible et conforme aux standards internationaux pour attirer les investisseurs américains. Elle a également souligné l’importance de la stabilité sécuritaire, élément fondamental pour attirer les investissements étrangers, et a salué la récente signature d’un accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda à Washington.

Un parché potentiel de 250 pillions de consommateurs

L’accord de paix ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques pour Kinshasa, avec un marché potentiel de 250 millions de consommateurs dans la région des Grands Lacs. L’Ambassadrice des États-Unis à Kinshasa, Lucy Tamlyn, a réaffirmé la confiance américaine dans les perspectives économiques de Kinshasa, qualifiant le pays de territoire d’«opportunités énormes» pour les investisseurs. Le deal entre Kinshasa et Washington s’inscrit pleinement dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024–2028, qui prône une transformation structurelle de l’économie, la diversification, la création massive d’emplois et l’amélioration du climat des affaires.

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a inauguré jeudi la Journée de réflexion de haut niveau, organisée par la Chambre de commerce américaine en RDC -AmCham- en partenariat avec l’Ambassade des États-Unis. Placée sous le patronage du président de la République, cette rencontre se concentre sur le thème: «Partenariat RDC–USA: défis, opportunités et nouvelles dynamiques d’investissement».

Son objectif est de renforcer le dialogue économique entre Kinshasa et Washington.Cette initiative fait suite au Forum économique et d’investissement USA–RDC tenu à Washington D.C. en novembre dernier. Elle démontre la volonté partagée des deux nations de donner une suite concrète aux engagements et échanges stratégiques issus de cette rencontre, en mettant l’accent sur l’investissement privé comme levier pour une croissance inclusive et un développement durable.

L’investissement privé responsable au cœur du partenariat

Dans son discours, la Première ministre a rappelé que le partenariat entre la RDC et les États-Unis repose sur une conviction commune: un investissement privé responsable est le moteur principal de la croissance économique, de l’innovation et de la création d’emplois durables. «Pour le Gouvernement congolais, attirer des investisseurs américains signifie garantir un environnement stable, prévisible, conforme aux normes internationales et orienté vers des résultats mesurables», a-t-elle précisé.

Des réformes structurelles pour renforcer la confiance des investisseurs

Judith Suminwa a réitéré l’engagement de son Gouvernement à poursuivre et approfondir les réformes structurelles, notamment en matière de stabilité macroéconomique, de gouvernance, d’amélioration du climat des affaires, de sécurisation du cadre juridique des investissements, et de la lutte contre la corruption. Elle a également souligné l’importance d’un dialogue public-privé continu, considéré comme un élément clé de l’attractivité économique du pays.Concernant la sécurité, la cheffe du Gouvernement a salué la récente signature, à Washington D.C., d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, soutenu par le Président des États-Unis, Donald Trump.

En exprimant la gratitude du Gouvernement congolais, elle a estimé que cet accord est «un signal fort pour les investisseurs américains» et pave la voie vers un retour à une paix durable dans l’Est du pays et, plus largement, dans la région des Grands Lacs, un marché de près de 250 millions de consommateurs répartis sur une dizaine de pays. L’appel de l’AmCham pour transformer la paix en opportunités économiques

Prenant la parole, le représentant de l’AmCham, Yannick Sukamunu, a souligné l’importance de cette nouvelle dynamique. «La signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda ouvre une ère d’espoir mais aussi de responsabilité. La paix n’est pas seulement une aspiration politique, elle est essentielle pour le développement économique, la création d’emplois et l’attractivité des investissements étrangers», a-t-il déclaré, incitant à transformer cette opportunité politique en résultats économiques concrets, profitant à la fois aux entreprises américaines et aux populations congolaises.

Confiance renouvelée de Washington dans le potentiel économique de Kinshasa 

De son côté, l’Ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a réitéré la confiance de son pays dans le potentiel économique de Kinshasa. «Nous croyons fermement que ce pays, regorgeant d’opportunités, a le potentiel de devenir une destination prisée pour les investisseurs privés. Ces entreprises contribueront à la création d’emplois pour les jeunes et à l’investissement dans le capital humain, afin de propulser la RDC dans les chaînes de valeur régionales et mondiales», a-t-elle déclaré.

Une dynamique alignée sur le Programme d’Actions du Gouvernement 2024–2028

Cette dynamique de coopération renforcée s’inscrit parfaitement dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, qui priorise la transformation structurelle de l’économie, sa diversification, la création massive d’emplois, l’amélioration du climat des affaires, le développement des partenariats stratégiques internationaux et la valorisation responsable des ressources naturelles. Le PAG met l’accent sur l’investissement privé, le dialogue public-privé et l’intégration de la RDC dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, notamment dans les secteurs minier, énergétique, agricole, industriel et numérique.

Le panel du jour inclura des interventions des ministres du Plan, des Finances et de l’Économie numérique. Plusieurs acteurs du secteur privé, y compris le président de la Fédération des Entreprises du Congo -FEC-, participeront à ces discussions.

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