
Il y a un an, les insurgés de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise, prenaient Goma, déclenchant une vague de violence et de déplacements de populations dans l’est de la République Démocratique du Congo. Pour honorer la mémoire des victimes et célébrer la résilience du peuple congolais, le gouvernement a organisé une journée de mémoire mardi à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa.Sous le thème «De Bunagana à Uvira: résistance, résilience, unité», cette journée a rassemblé des responsables politiques, des acteurs culturels et des citoyens pour réfléchir sur les enjeux de la crise et les moyens de restaurer l’intégrité territoriale du pays.
«En honorant la mémoire de nos morts, nous affirmons surtout notre détermination à rester debout pour la défense de notre patrie», a déclaré la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, lors de la cérémonie. Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a souligné l’importance de la mémoire collective comme levier de mobilisation nationale et outil de résistance face aux violences persistantes. «Sans justice et reconnaissance des victimes, il ne peut y avoir de paix durable», a-t-il ajouté.
La veille sur son compte X, le porte-parole du gouvernement a assuré que le gouvernement reste mobilisé jusqu’au départ de l’agresseur. «Debout, mobilisés, nous sommes jusqu’au départ de l’agresseur et de la libération de chaque coin occupé de notre territoire», a-t-il promis.
Le vice-premier ministre en charge de l’Economie Daniel Mukoko Samba, le ministre d’État en charge de la Justice Guillaume Ngefa et le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku ont également pris une part active à cette cérémonie rythmée par des panels thématiques sur le drame humanitaire, les enjeux économiques, la justice pour les victimes et la restauration de l’intégrité territoriale ainsi qu’une exposition et des moments de recueillement en faveur de victimes. La journée de mémoire a également mis en avant le rôle de la culture et de l’art dans la transmission de la mémoire, la guérison des traumatismes et la construction d’un avenir commun fondé sur la paix.
Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur de la souveraineté, de la justice pour les victimes et d’une paix fondée sur la vérité et la dignité humaine. La lutte contre l’agression se poursuit.
Natine K.
