
La mobilisation de l’opposition lors de la marche du 15 septembre contre le changement de la Constitution est jugée faible par 80% des personnes interrogées, selon un sondage «Les Points» réalisé à Kinshasa et en provinces. L’enquête, menée après la marche du C64 hors des chefs-lieux directement affectés par les conflits armés, indique que 84% des personnes interrogées déclarent avoir eu connaissance de la manifestation, contre 9% qui disent ne pas en avoir eu connaissance. Interrogées sur l’ampleur de la mobilisation, 68% la jugent «faible» et 12% «très faible», soit 80% au total. A l’inverse, 6% la considèrent comme «moyenne», 4% «très forte» et 2% «forte».
L’abstention représente 8%. Ces chiffres «décrivent la perception des personnes interrogées et ne constituent pas un comptage physique des manifestants», soulignent les auteurs du sondage, qui revendique une lecture transversale incluant 82% de personnes déclarant n’avoir aucune tendance politique – ce qu’il qualifie de «troisième opinion». Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a soutenu après la manifestation que le message de la marche n’avait pas été largement suivi et a appelé l’opposition à privilégier le dialogue. L’opposant Martin Fayulu a, pour sa part, accusé le pouvoir d’avoir transformé la manifestation en confrontation. Sur le rejet du dialogue national par la C64, 84% des répondants estiment que ce rejet n’est pas justifié -53% «plutôt pas justifié» et 31% «pas du tout»-, contre 11% qui le jugent justifié.





