
Camille Antoine Boyau, ancien Inspecteur général de la Police judiciaire des parquets, âgé de 82 ans, se retrouve désormais dans l’incapacité de créer des complications dans la gestion du compte bancaire de ce service auxiliaire de la Justice. Dans une lettre datée du 26 août 2025, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a sollicité le Directeur général de la First Bank DRC afin de suspendre l’instruction antérieure concernant le compte alloué à la Police judiciaire des parquets. Cette instruction avait malencontreusement désigné Boyau parmi les deux signataires autorisés.
Suspendu en mars 2023 par un arrêté de la ministre d’État chargée de la Justice, Boyau avait tenté de retirer des fonds destinés à son service le 25 août 2025, en se basant sur un arrêté de réhabilitation et de replacement jugé illégal par le Conseil d’État. Il avait alors été appréhendé par les inspecteurs judiciaires et conduit au parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, où il a été entendu puis relâché.
D’après les dernières nouvelles, Boyau a, dans un acte de désespoir, de nouveau saisi le Conseil d’État, espérant que cette haute juridiction administrative pourrait annuler l’ordonnance considérant illégal l’arrêté concernant sa réhabilitation et son replacement. L’étau se resserre progressivement autour de Boyau.
Outre l’ordonnance du Conseil d’État défavorable à sa cause, la Présidence de la République, récemment informée du dossier impliquant Boyau et d’une plainte des inspecteurs judiciaires, a demandé au ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, de lui fournir un rapport détaillé sur la situation administrative de l’ancien Inspecteur général de la Police judiciaire des parquets. Recruté en 1969 et ayant aujourd’hui 82 ans, Boyau a une carrière de 56 ans, dépassant de beaucoup l’âge légal de la retraite.
Natine K.
