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Sénat : Le MLC Gerengo jure d’obtenir l’éviction du Bureau Thambwe

Jamais deux sans trois! Le chef de l’Etat est sur le point de gagner le grand chelem politique. Après l’Assemblée nationale où une majorité a basculé dans l’Union sacrée de la nation, la nouvelle famille politique du président de la République, c’est bientôt au tour du gouvernement avec la motion de censure annoncée contre le Premier ministre Ilunga Ilunkamba et son gouvernement.

Reste le sénat, où une large majorité des membres s’est déjà positionné pour soutenir la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Comment symboliser ce renouveau attendu au niveau de la chambre haute? «En balayant le bureau Thambwe Mwamba, symbole de l’arrogance du FCC», répond un sénateur.

Selon des sources sûres, le sénateur MLC, Valentin Gerengo Nvene, conduit de main de maître la récolte des signatures des pétitions visant la déchéance des six membres du bureau qui avaient outrageusement boycotté la cérémonie de prestation de serment des hauts magistrats de la Cour constitutionnelle organisée par le chef de l’Etat au Palais du peuple.

«Nous voulons des institutions qui travaillent en symbiose et en harmonie, et non qui s’affrontent en permanence. Pour assurer la stabilité institutionnelle, tous les animateurs des institutions au niveau national doivent s’aligner derrière le chef de l’Etat, clé de voûte de notre système institutionnel», lance un autre sénateur.

Le pot aux roses : le «code FBI»

Sentant leur inéluctable déchéance conformément à la nouvelle donne politique, les ténors du FCC ont décidé de se battre l’unique membre du CACH du bureau: Samy Badibanga.

Mais en usant des pratiques qui ont fait leur sinistre réputation : la corruption. 10.000 USD par sénateur pour signer la pétition, comme avance sur la somme totale de 100.000 promise! Le pactole a de quoi effrayer dans un pays où les fonctionnaires peinent à nouer les deux bouts à cause des salaires de misère. Au centre de la trame: le questeur Eric Rubuye, chargé de conduire la sale besogne, sur instigation du président du bureau Thambwe Mwamba, seul ordonnateur des dépenses du Sénat.

Témoin, ce message Whatsapp pour le moins suspect révélé par notre confrère Ouraganfm.com, que le questeur du Sénat a envoyé dans le groupe des sénateurs : «Bonjour Honorables Sénateurs et distingués chers collègues. Tout en vous souhaitant mes vœux les meilleurs pour l’an 2021, je tiens à vous signifier qu’aujourd’hui la questure a ouvert ses portes après cinq jours de congé. Ainsi donc, il est demandé à tous ceux qui n’ont encore reçu le premier acompte de FBI de passer personnellement à mon bureau au Sénat entre 11-13h quant à ce. Pour toute question complémentaire, prière de me contacter in box ou directement à mon téléphone. Merci».

L’homme est pris la main dans le sac. De quoi susciter une autre pluie de réactions d’indignation. A l’exemple de celle de Georges Kapiamba de l’ACAJ, qui ne décolère pas: «La Justice devra poursuivre son enquête sur l’origine des fonds que le Questeur du Sénat a remis aux Sénateurs, à son bureau privé, soit 10.000$ d’acompte sur 100.000$ appelés FBI leur promis, alors que chacun venait de percevoir ses émoluments par voie bancaire! Suspect!».

Emoi au Palais du peuple

Sur place au Palais du peuple, c’est l’émoi total. Quelques sénateurs rencontrés ci et là se disent décontenancés d’apprendre la résurgence des pratiques indignes d’un parlement qui se respecte. «Rubuye fait preuve d’un terrifiant amateurisme politique, car il ne sait nullement lire les signes des temps. La majorité a et devait changer dans les deux chambres. Deux choix raisonnables se présentaient à lui : soit faire profil bas et partir tranquillement rejoindre les bancs de l’opposition, soit rejoindre à son tour l’Union sacrée. Mais il préfère un combat indigne et perdu d’avance», nous déclare, dépité, un membre de la chambre haute après un profond soupir.

Tous ceux qui savent lire les signes des temps comprennent aisément que les choses sont irrémédiablement en train de changer, les reliquats de l’ancien régime s’étant écroulés avec le changement de majorité à l’Assemblée nationale.

Ce changement, attendu et espéré par le peuple congolais, sera total ou ne sera pas. Après la chambre basse, il s’invitera au Sénat où une majorité des sénateurs ont fait le salutaire choix de se ranger, à leur tour, dans le giron de l’Union sacrée de la nation. Conséquence logique : la déchéance du bureau des cinq membres FCC et de la rapporteure adjointe qui avait choisi de boycotter la cérémonie de prestation du serment des magistrats de la Cour constitutionnelle.

Avec Ouragan FM

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