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Kamerhe: la rentrée s’effectue sur de mauvaises notes

L’atmosphère à l’Assemblée nationale est tendue. Depuis quelques jours, les nouvelles ne sont pas favorables au président Vital Kamerhe. Une visite effectuée le jeudi 4 septembre dans divers corridors du Palais du peuple a révélé davantage. Les témoignages des membres de l’administration et des députés croisés dans le hall ou au restaurant La Transition vont tous dans le même sens: Vital Kamerhe est en mauvaise posture. Le président de la Chambre basse du Parlement semble avoir peu de chances de rester à son poste, et une pétition réunissant déjà 140 signatures contre lui continue de circuler. La majorité des élus critiquent la gestion du bureau.

Au sein de l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique constituant la majorité parlementaire, de nombreux députés ne pensent qu’à l’éviction du président de la chambre basse. Les contestataires reprochent à Kamerhe non seulement sa mauvaise gestion, mais aussi son incapacité à maîtriser son bureau. Ils remettent en question les compétences des quatre autres membres du bureau: le questeur et son adjoint, ainsi que le rapporteur et son adjoint.

Certains élus ont indiqué que la collecte de signatures contre ces membres a commencé le 29 août et se poursuit activement, laissant présager une session parlementaire très animée. Les reproches adressés au bureau de Kamerhe sont nombreux. Les députés à l’origine de la pétition ne mâchent pas leurs mots. «Gestion opaque des fonds, malgré les dotations gouvernementales régulières; émoluments de 15 millions de FC versés de manière échelonnée, vécus comme une humiliation pour les élus; suppression des soins de santé pour les députés et leurs familles, qualifiée de mépris total; absence de dotation pour les déplacements nécessaires à l’accomplissement des missions parlementaires; un bureau jugé léger, incompétent et disqualifié dans ses décisions», ont-ils affirmé, montrant leur détermination à secouer le système dès la rentrée prévue le 15 septembre.

D’autres élus ont également souligné le manque de sincérité du speaker dans la gestion de l’Assemblée nationale. «C’est un obstacle pour l’USN. Il reçoit trop d’attention, ce qui entrave les manœuvres politiques. Il doit se retirer et laisser place à quelqu’un qui saura jouer le jeu», a déclaré un parlementaire sous couvert d’anonymat. Cette initiative ne vise pas seulement Vital Kamerhe, mais l’intégralité de son bureau, dans une logique qui rappelle l’éviction du bureau dirigé par Jeanine Mabunda, qui avait conduit à la dissolution de l’alliance FCC-CACH.

L’histoire est-elle sur le point de se répéter? Si les aspirations de certains leaders de l’USN sont comblées, Kamerhe pourrait se retrouver dans la même situation qu’en 2009, lors de sa disgrâce au sein du PPRD, dont il était secrétaire général. Pour le speaker USN de l’Assemblée nationale, la rentrée de septembre commence sur de mauvaises notes. Le nombre de signatures déjà enregistrées en dit long.

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