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Kabila revient à la charge, il estime que la paix passe par le retrait des troupes étrangères

Sa parole a été rare pendant cinq ans et quelques mois. Mais depuis le 23 février, il s’est exprimé deux fois. La première via une tribune dans laquelle il a critiqué son successeur, Félix Tshisekedi, et relancé le débat sur son possible retour sur la scène. Et, la deuxième, à travers une interview exclusive accordée à la télévision namibienne et publiée ce mardi 4 mars 2025 par sa cellule de communication. Cette dernière sortie exclut tout doute: Kabila s’attribue un rôle dans le jeu politique. Revenant sur la situation sécuritaire, l’ancien président de la République a souligné l’importance du retrait de toutes les armées étrangères opérant illégalement sur le sol congolais, estimant que pareil départ constitue un pas décisif vers la paix dans la région.

Resté à l’écart après 18 ans de règne caractérisé à la fois par quatre grands rounds de dialogue avec l’Opposition, trois cycles électoraux et la toute première passation pacifique du pouvoir du pays, Kabila a également insisté pendant cet entretien sur la nécessité pour les Congolais de résoudre eux-mêmes leurs problèmes, sans recourir à une médiation extérieure.

«Il n’y a pas un médiateur étranger qui connaisse le Congo mieux que les Congolais eux-mêmes», a-t-il fait savoir, quelques semaines après avoir placé comme numéro deux du PPRD et dans la posture de son négociateur attitré l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku.
Sans détour, l’autorité morale du Front Commun pour le Congo -FCC- a dit sa disponibilité à continuer à servir la République Démocratique du Congo.

«Seul Dieu connaît mon avenir. Notre intention est d’être pleinement disponibles pour servir notre pays, continuer à œuvrer pour notre peuple et contribuer au développement de la région. Nous avons encore l’énergie nécessaire pour poursuivre cet engagement», a-t-il affirmé.

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