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Diplôme de Matata: doute renforcé

AfricaNews a reçu jeudi 11 février 2016, la visite surprise du Professeur Tiker Tiker, Doyen de la Faculté des Sciences économiques de l’UNIKIN et président du jury de défense du mémoire de DEA de Matata Ponyo.
Tiker Tiker était porteur de sa propre mise au point en réaction à l’article de la Rédaction paru mercredi 10 février, intitulé «Le diplôme de Matata pose problème». Dans cette mise au point et au cours d’un petit échange qu’il a eu avec la Rédaction, le Doyen de la Fac de l’Economie confirme le changement du Comité d’encadrement et du sujet du travail, évoquant le décès du professeur Mubake Mumeme, l’ancien chef de Département, et l’empêchement du professeur Bondoyi, «terrassé par une longue maladie», et affirmant que «l’apprenant Matata a seulement modifié l’intitulé du travail et pas son contenu!»
La procédure veut que le Doyen, autorité de la Faculté, la même qui a convoqué et présidé la réunion du 27 janvier, s’appuie sur le Chef de Département et ses adjoints de la Recherche et de l’Enseignement, parce qu’il s’agit d’un Diplôme d’études approfondies -DEA. Même si le projet de mémoire de Matata date de l’époque de feu professeur Mubake Mumeme, le Doyen Tiker Tiker veut-il insinuer que toutes les archives ont disparu?
Dans tous les cas de figures, si polémique il y a, c’est bien celle suscitée au niveau de la Faculté des Sciences économiques, par les trois signataires du courrier adressé au Secrétaire général académique, tous des officiels, occupant des postes académiques de haut rang comme le Doyen Tiker Tiker. Le Vice-Doyen en charge de l’Enseignement Prof Luyindula Nzinga, le Vice-Doyen en charge de la Recherche Prof Nzanda-Buana Kalemba et le Chef de Département ai des Sciences économiques, le Prof Bolito Losembe ont parlé de leur souci de faire respecter la procédure.
Au demeurant, on peut se poser quelques questions: le Vade Mecum a-t-il changé? La procédure a-t-elle également changé? Pourquoi avoir remanié le sujet du travail et le Comité d’encadrement, diminué par la mort de Mubake et l’indisponibilité de Bondoyi sans passer par le Département? En prétendant changer seulement le sujet et garder le contenu ne constitue pas une violation de procédure, le Doyen Tiker Tiker oublie-t-il que le titre préjuge du fond? Peut-il brandir l’avis du Département, l’unité technique de base en la matière, autorisant le changement du sujet et attestant que ce dernier corrobore le contenu?
Les réponses objectives à ces questions aideraient à rétablir le crédit et la crédibilité de la prestigieuse Faculté des Sciences économiques et de toute l’Université de Kinshasa. Ce n’est pas en tentant de suggérer le titre de sa mise au point que le Doyen Tiker Tiker pourra sauver les meubles -Lire titre suggéré en facsimilé. Le Doyen a tenté d’imposer des nouvelles règles dans un journal et de s’imposer au Conseil de Rédaction.
Il est aisé de constater que la mise au point du Doyen Tiker Tiker confirme le vice de procédure et renforce le doute sur la transparence qui entoure ce dossier. Ci-après, la réaction du Doyen à qui la Rédaction rappelle la devise de l’UNIKIN «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme».
AfricaNews  
               Monsieur le Directeur Général,
J’ai lu avec stupéfaction et indignation, la une de votre journal paru le mercredi 10/02/2016, l’article intitulé «Le diplôme de Matata pose problème».
La contre vérité qui y est décrite est surprenante et tendancieuse. Elle n’honore ni la faculté, ni l’université de Kinshasa.
En ma qualité de Doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion d’une part et de promoteur de la relance de DEA en 2012 d’autre part, je me sens interpellé. Ce qui justifie cette mise au point à cet article dont le but est de dénigrer gratuitement la Faculté des Sciences Economiques et ses Professeurs.
Ainsi, cet éclairage ne doit pas s’analyser en polémique. Il tient simplement à rétablir la vérité académique et scientifique sur la procédure et à souligner les exigences académiques en matière de Diplôme d’études approfondies -DEA- stipulées dans le Vade Mecum de l’Enseignement Supérieur et Universitaires qui s’imposent à tous les apprenants de DEA.
Il importe de rappeler qu’en matière de DEA comme des thèses de doctorat en sciences économiques, le premier travail commence au Département -examen du sujet du candidat, proposition de la composition du comité d’encadrement et des membres du jury- avant la transmission au Doyen de la Faculté.
Ce travail, avait déjà été fait au niveau du Département des Sciences Economiques à l’époque de Feu Mubake Mumeme, Chef de ce Département comme les témoignent les PV du Département classés chez l’Appariteur du troisième Cycle. Pourquoi renvoyer de nouveau les dossiers des apprenants de première et deuxième promotion pour un deuxième examen au même département.
Il importe de rappeler à ce propos, que le DEA à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion avait cessé de fonctionner en 2009, laissant ainsi sur le tapis, beaucoup d’apprenants de première promotion -72- et de deuxième promotion -55- sans possibilité de défendre leurs mémoires alors qu’ils avaient terminé leur formation théorique et entrepris, pour beaucoup d’entre eux, la rédaction de leurs mémoires.
En 2012, la Faculté a décidé de relancer le DEA mais sur des bases nouvelles -programme des enseignements. Le Conseil de Faculté convoqué à cet effet, a approuvé la proposition, mais a exigé que soit d’abord apuré le plus rapidement possible les arriérés, représentés par les apprenants de la première et la deuxième promotion.
Au Conseil de Faculté du 23 décembre 2012 -voir le PV du Conseil de Faculté- le Professeur Coordonateur du DEA -car le DEA était géré par un Coordonnateur- a présenté au Conseil de Faculté le calendrier de liquidation du DEA de l’ancien régime dont l’apprenant Matata Ponyo faisait partie.
Ce Calendrier visait tous les apprenants en DEA, première et deuxième promotions en retard de défense de leurs mémoires avec les propositions des membres du jury telles qu’arrêtées par le Département des Sciences Economiques comme signalé plus haut.
Le travail au niveau du Doyen et du Coordonnateur du DEA consistait, selon les normes académiques, à examiner la disponibilité des professeurs choisis et, la conformité scientifique des membres du jury au regard de l’intitulé du mémoire. Ainsi, des amendements étaient apportés en cas d’indisponibilité, ou d’incohérence ou encore de la non-conformité des membres du jury avec le thème de mémoire à présenter.
Telle a été la procédure suivie pour les apprenants de première et deuxième promotion conformément aux prescrits du Vade Mecum de l’Eseignement Supérieur et Universitaire.
Cette procédure est applicable à tous les apprenants de la première et deuxième promotion dont 44 ont déjà défendu leurs mémoires, parmi lesquels on peut compter certains Chefs de Travaux présents à la Faculté et d’autres encore qui ont même défendu leurs thèses de doctorat à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion.
Dans ce qui nous préoccupe, l’apprenant Matata a suivi la même procédure que tous ses anciens condisciples qui ont défendu leurs mémoires avant lui.
Il est curieux et étonnant que ceux qui attaquent la procédure suivie n’aient jamais fait une moindre observation en ce qui concerne tous les autres apprenants ayant défendu leurs mémoires et se réveillent brusquement pour attaquer l’un d’eux, en l’occurrence Matata Ponyo.
Pour terminer, il est important de noter que les Vices-Doyens ne sont pas des Doyens, comme cela apparait dans votre journal. Ce qui pousserait à croire que les 13 Doyens de 13 Facultés de l’UNIKIN seraient impliqués dans ce dossier alors qu’il ne s’agit que de 2 Vice-Doyens d’une même Faculté.
Il y a lieu de conclure que la procédure en matière de DEA a été bel et bien respectée conformément aux dispositions en la matière.
Dans l’avenir, il est souhaitable que votre journal se renseigne à la source, quant il s’agit des questions qui touchent l’honneur et la dignité des citoyens, au lieu de se référer aux sources secondaires qui divulguent abusivement, les informations dont la qualité est douteuse.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général et Directeur de la Publication, l’expression de mes meilleurs sentiments.
Le Doyen de la Faculté
Prof. TIKER TIKER

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