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Belgique-RD.Congo: Les premières sanctions tombent déjà!

Après les Etats-Unis et la France qui se sont exprimé ouvertement sur
le processus électoral en RD-Congo, la Belgique vient de monter au
créneau en jouant la même partition. Didier Reynders, vice-premier
ministre fédéral belge des Affaires étrangères, du Commerce extérieur
et des Affaires européennes, dans une interview accordée à la presse
belge ce mercredi 5 octobre 2016, annonce la décision de la Belgique
de limiter à 6 mois maximum la durée des visas accordés aux
responsables de la RD-Congo porteurs de passeports diplomatiques.
Cette position des dirigeants belges plonge ses racines dans la crise
politique actuelle et tombe deux jours après le passage du ministre
français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault sur la chaîne
francophone TV5 Monde, dont les déclarations ont provoqué une
véritable levée des boucliers des autorités RD-congolaises au point de
justifier la convocation de l’ambassadeur de France accrédité à
Kinshasa pour de vives protestations.
Sur sa page Facebook, Didier Reynders reprend en substance: «Cet
après-midi, je présenterai au Parlement un document stratégique sur la
politique belge en Afrique centrale. Concernant la République
démocratique du Congo, le délai de report de 500 jours n’a pas de
sens, il faut savoir d’ici au 19 décembre, date d’expiration de
l’actuel mandat présidentiel, qui gère le pays et faire redémarrer un
dialogue en y associant des personnalités importantes comme Moise
Katumbi ou Etienne Tshisekedi». L’homme d’Etat belge ajoute qu’il
demande une enquête internationale sur les événements des 19 et 20
septembre 2016 qui ont endeuillé la ville de Kinshasa à la suite de la
marche pacifique de l’Opposition.
Dans la foulée, Didier Reynders a fait inscrire le dossier RD-Congo à
l’ordre du jour de la réunion de l’Union européenne du 17 octobre
prochain et a proposé une rencontre de tous les «Envoyés spéciaux»
délégués de la Communauté internationale dans la région, tous invités
ou priés de travailler en étroite collaboration avec l’Union
africaine.
Pour revenir à la limitation de l’octroi des visas aux ministres,
sénateurs, députés, animateurs des institutions d’appui à la
démocratie, certains hauts fonctionnaires de l’Etat, ainsi que des
membres de leurs familles, tous porteurs de passeports diplomatiques
ainsi indexés, force est de noter que c’est la Belgique qui gère la
maison Schengen pour tous les pays situés dans cet espace. Cette
mesure est donc une sanction à peine camouflée.
AFN

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