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Bahati réclame de succéder à Kengo

Bien que son installation suspendue par une mesure prise par le Président de la République lors de la réunion institutionnelle du lundi 18 mars 2019, le Sénat fait déjà l’objet des calculs politiques. A l’AFDC-A, l’on vise les commandes du Sénat. Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de cette plateforme politique, veut prendre le perchoir de la Chambre haute. Et la voie lui semble être dégagée, car le Front commun pour le Congo -FCC- est largement majoritaire. Dans différentes écuries membres du FCC, l’on voit en Modeste Bahati Lukwebo «le sénateur idéal pour être le primum inter pares».  Un choix de la raison, estime-t-on, motivé par des arguments objectifs. Après le PPRD, 1ère force du FCC à qui il va certainement revenir la Primature et la présidence de l’Assemblée nationale, l’AFDC-A, en tant que 2ème force du regroupement de Kabila, se placerait en pôle position pour prendre le perchoir du Sénat. Et Bahati, un des rares sénateurs à avoir été élu avec 12 voix, passe pour prétendant le plus sérieux et crédible.

Le parcours éloquent de Bahati

Le regroupement politique cher à Bahati est le premier du FCC dans les Assemblées provinciales avec 68 élus battent. Les chefs coutumiers cooptés au Sud-Kivu lors des élections des sénateurs ont mis en avant le côté rassembleur et convivial du fils de Kabare. Modeste Bahati Lukwebo charrie une carrière scientifique et académique riche en références. Docteur en Economie, «l’homme passe allègrement de son quartier général de l’AFDC au bureau douillet de ministre et de ce dernier à l’amphi pour dispenser la science». Il saute aux yeux que Bahati Lukwebo a tout d’un homme fait et prêt pour le perchoir du Sénat, affirme-t-on au sein du FCC.  Dans cette redistribution des cartes au sein du FCC, Modeste Bahati, autorité morale de l’AFDC-A, peut bien tirer son épingle du jeu. Fraîchement élu sénateur dans le Sud-Kivu, il a réalisé un des meilleurs scores des sénatoriales du 15 mars. Confier la présidence du sénat à Modeste Bahati est une hypothèse qui est à l’étude au niveau de plus hautes instances du FCC.

Le parcours de Modeste Bahati laisse croire que l’homme est taillé sur mesure pour ce poste. Député du Parlement de transition -HCR-PT- entre 2002 et 2006, puis député national à la législature de 2006 et 2011, l’autorité morale de l’AFDC-A traine derrière lui une expérience parlementaire avérée. Questeur à l’Assemblée entre 2006 et 2009, sous la présidence de Vital Kamerhe, il a fait ses preuves dans l’Hémicycle; un édifice dont il a la maitrise de tous les couloirs. Réélu en 2012, Modeste Bahati a été appelé aux responsabilités gouvernementales où il a donné toute la mesure de son expertise à la tête des ministères aussi importants que le Travail, l’Economie et le Plan. Selon certaines sources, le pedigree de Bahati plaide aussi en sa faveur. Sans remonter jusqu’aux années Société civile, Modeste Bahati a écrit une success story parlementaire. Son esprit ouvert et son sens de justice devraient incontestablement jouer en sa faveur lors du choix final du candidat FCC dans la course à la présidence du Sénat. Modeste Bahati à la succession de Léon Kengo wa Dondo, est donc une option à prendre au sérieux.

Modeste Bahati et l’AFDC-A ont carrément recentré ses ambitions au Sénat. Avec une moisson abondante aux législatives nationales et provinciales, ils visent en toute logique la présidence d’une institution. Au-delà du gouvernement, où l’AFDC-A pense bien recaser ses membres, c’est désormais vers le Sénat que lorgne l’autorité morale de la deuxième force politique de FCC. Sur ce point précis, le regroupement politique de Modeste Bahati ne manque pas d’arguments. 

Tino MABADA

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