
Bienvenue à l’aéroport international de Ndjili, un lieu où les rêves de voyage se heurtent à une réalité bien moins glamoureuse. Lundi 8 décembre, les passagers en provenance d’Addis-Abeba arrivés à 12h40 ont expérimenté un véritable cauchemar: une attente de près de deux heures pour récupérer leurs bagages, piégés par un carrousel en panne qui a connu près de vingt interruptions. Face à cet imbroglio époustouflant, les agents de la Régie des Voies Aériennes -RVA- ont étrangement fait silence radio.
Certains d’entre eux ont même trouvé une opportunité juteuse dans cette pagaille, en demandant aux voyageurs leurs étiquettes de bagages pour les «retrouver» avant leur placement sur le carrousel, le tout contre quelques billets glissés discrètement. La situation frôle l’indécence! Et ce n’est pas tout! Les voyageurs, piégés dans cette fournaise d’attente, doivent également endurer le calamiteux manque de climatisation dans les zones de départ, d’enregistrement et d’arrivée.
Une indignation palpable s’est élevée des rangs: où passent donc les fonds des go-pass? Jean-Pierre Bemba, le vice-premier ministre en charge des Transports, et les dirigeants de la RVA n’ont-ils pas un mot à dire sur cette débâcle chaotique? Cette affaire de bagages n’est pas qu’un simple incident d’un jour. La RVA a déjà souffert d’une série de défaillances, notamment des pannes d’électricité retentissantes, qui ont coûté le poste à son directeur général, Léonard Ngoma Mbaki, en septembre dernier. La colère gronde et la patience des passagers s’étiole comme un vieux bagage abandonné dans un coin. Il est temps que des réponses soient apportées, et rapidement!

