Les 5 défis de l’AMK et Lubaya

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A l’Alliance des mouvements du Kongo -AMK-, plateforme électorale soutenant la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle de 2018, l’heure est à la mobilisation des troupes pour remporter la bataille électorale. Pour ce faire, le président de ce regroupement politique a installé les comités des coordinations provinciales de la ville-province de Kinshasa, jeudi 5 juin 2018 au CEPAS. Pour Lubaya Claudel André, les membres des coordinations provinciales font office des fantassins, des forces terrestres, des hommes de terrain qui doivent travailler sur terrain pour installer, implanter, et construire l’AMK et pour préparer le regroupement à sa victoire électorale au soir du 23 décembre.

 

A l’approche des élections, le regroupement politique Alliance des mouvements du Kongo -AMK- brûle d’ambitions et entend relever 5 défis majeurs. Ces défis se traduisent par la victoire aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, sénatoriales ainsi qu’au niveau des gouverneurs des provinces.

«L’AMK se prépare pour qu’au 23 décembre le Congo change de Président, des députés et sénateurs. Le 23 décembre, l’AMK ne va pas participer aux élections mais va plutôt les gagner», a déclaré Lubaya Claudel qui voit Moïse Katumbi remporter la Présidentielle de 2018. Qui veut aller loin, dit-on ménage sa mouture. Intériorisant ce dicton célèbre, le président du regroupement politique AMK, Lubaya Claudel, a installé, mardi 5  juin 2018, les comités des coordinations provinciales de la ville-province de Kinshasa. La cérémonie d’installation a été organisée au CEPAS dans la commune de la Gombe devant des militants de ce regroupement politique qui compte en son sein 13 partis politiques, notamment ADURE, AGIR, CRDD, ECCO, FSIR, MPCR, NC, PADEL, PDS, PNCO, PND, RECO et UDA Originelle.

Chris Ileo, Nadin Mfutila, Nsambi Etute Sandy ont respectivement été nommés coordonnateur provincial de Lukunga, Tshangu, Mont-Amba et Funa. Ils vont chacun chapeauter à la tête d’un comité de 8 membres.

Pour Lubaya, les 4 coordonnateurs provinciaux font office des fantassins, des forces terrestres, des hommes de terrain qui doivent travailler sur terrain pour installer, implanter, et construire l’AMK et pour préparer le regroupement à sa victoire électorale au soir du 23 décembre. «Kinshasa doit tomber. C’est notre défi. Voilà pourquoi nous avons mis en place les fantassins qui doivent se mettre ensemble et au travail dès aujourd’hui. Il faut durement travailler pour l’implantation réelle de l’AMK de sorte qu’en ce mois de juin, nous procédions à son installation au niveau des communes», a souligné Lubaya, insistant sur le fait que son regroupement, qui est membre d’Ensemble pour le changement, a des candidats valables. Seulement, ces candidats ne pourront compétir aux prochaines échéances que si les conditions posées par l’AMK ont trouvé satisfaction. En effet, Lubaya Claudel et son écurie ont posé quatre conditions pour prendre part au marathon électoral. La première condition stipule qu’il est hors de question que Joseph Kabila soit candidat à la Présidentielle de 2018. A cela, Lubaya avance comme raison: «Kabila a déjà totalement consommé ses deux mandats et largement dépassé le bonus. Il ne peut donc plus se représenter en dépit de tous les bricolages qui se font». Et d’estimer: «Cette prétendue candidature de Joseph Kabila est non seulement une provocation mais aussi une tentative de déstabilisation de la RD-Congo. Ceux qui évoquent cette candidature prennent un risque énorme et exposent le pays à des problèmes».

Abandon de la machine à voter. Telle est la deuxième condition posée par l’AMK qui veut des élections «sans la machine à tricher qui est une machine des morts faite pour plonger le Congo dans un chaos à la suite des fraudes qui se préparent», a dit Lubaya.  L’AMK conteste aussi le fichier électoral en dépit du rapport établi par l’OIF après avoir audité ledit fichier électoral. L’OIF a estimé que ce fichier peut être utilisé pour les élections du 23 décembre 2018. L’UDA ne l’entend pas de cette oreille et tient à ce que le fichier électoral soit «nettoyé, dépouillé et débarrassé de tous les résidus, tous les doublons et tous les fictifs qui y sont bourrés par la CENI». Il impose cela comme troisième condition alors que la quatrième et dernière insiste sur des élections inclusives auxquelles aucun candidat ne serait exclu pour autant qu’il a rempli des conditions. Allusion ici faite à Moïse Katumbi, désigné comme candidat Président de la République d’Ensemble pour le changement, méga-plateforme électorale -non officielle- à laquelle appartient l’AMK. Le revers de la médaille de cette quatrième condition affiche la volonté de l’AMK d’empêcher Kabila d’être candidat à la Présidentielle. «La seule personne qui ne sera pas exclue de ces élections mais simplement autorisée à voter c’est Joseph Kabila. Il est autorisé à participer à ces élections comme électeur et non candidat», a souligné Claudel. Et de marteler: «Ces conditions constituent pour nous la ligne stratégique au-delà de laquelle nous ne sommes pas prêts à faire aucune concession. C’est la ligne rouge».

Laurent OMBA

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