Ecofin

Le SMS poison de Kitebi qui tente de créer la révolte la DGI…

Au nom du principe de la continuité de l'Etat, l'actuel ministre des Finances, Patrice Kitebi, doit tirer la République de l'affaire RGM
Au nom du principe de la continuité de l’Etat, l’actuel ministre des Finances, Patrice Kitebi, doit tirer la République de l’affaire RGM
Convoqués par texto, en violation des statuts qui les régissent, les agents du Fisc ont été ahuris et choqués d’entendre la tutelle leur suggérer un soulèvement contre le niveau de rémunération et des primes payés par le gouvernement. Objectif inavoué: entretenir la chienlit et retarder la mise en place du nouveau Cabinet
Patrice Kitebi Kibol Mvul, ministre délégué aux Finances sent mauvais. Il a entrepris de saboter l’action du Cabinet Matata, du gouvernement. Ses accusateurs: des agents de la Direction générale des impôts -DGI- qu’il a désagréablement surpris en les convoquant personnellement, par texto, en violation des consignes du PM et de code de bonne conduite de l’agent public. Ce SMS fut un poison.
Les agents confient qu’au cours de la réunion qu’il a provoquée, le ministre les a incités à se soulever contre le taux de rémunération et les primes qu’ils touchent à DGI. Ils accusent aussi le Délégué de vouloir supprimer la structure de contrôle de la qualité des impositions de la DGI et mettre la direction des grandes entreprises sous la direction de son cabinet afin de procéder aux négociations directes avec les contribuables sur ce qu’ils doivent payer.
Les agents enfoncent le clou quand ils font rebondir l’affaire Centre des Impôts de Kinshasa contre Kitebi et le vice-ministre Roger Shulungu, où le duo avait tenté de corrompre un agent des Impôts pour faire disparaître l’imposition mise à charge du cabinet Thambwe Mwamba poursuivi pour fraude fiscale sur dénonciation par une entreprise. L’initiative a tourné au fiasco grâce à la vigilance et l’intransigeance des redoutables agents de la DGI.
Quoique considérée comme un modus operandi d’un ministre convaincu de quitter le gouvernement et décidé de précipiter le déluge, l’affaire de l’appel à la grogne lancé aux agents du Fisc par le propre ministre des Finances, donc leur propre tutelle, défraie la chronique à la DGI. Tous les agents en parlent. Pendant qu’ils s’attendaient à des orientations précises pour l’encadrement de l’échéance du 30 mars 2014, leurs collègues gestionnaires des comptes et vérificateurs convoqués par SMS Kitebi ont été choqués par les propos de ce dernier les incitant à se révolter contre le niveau de rémunération et des primes qu’ils reçoivent à la DGI quand on sait que l’ensemble des agents et fonctionnaires de l’État n’ont pas les mêmes privilèges.
Le curieux appel du ministre délégué des Finances a donné lieu à plusieurs supputations de la part des agents. Certains estiment que cette rencontre l’a été en violation des textes et des principes dans la mesure où les agents de la DGI sont des agents publics soumis au statut et ne peuvent pas être convoqués par un ministre. Raison avancée: «les principes de bonne gouvernance exigent le respect de la voie hiérarchique.
Autrement dit, le ministre se doit de convoquer les gestionnaires de la Direction générale des impôts et non ses structures des bases», assènent-ils. D’autres ironisent: «Quand on a évolué chez les privés, on ne connait pas comment fonctionnent l’Administration publique».
 
Et revoici l’affaire Cabinet Thambwe Mwamba!
Voici que d’autres, plus tranchants, en déduisent que le Délégué Kitebi est motivé par autre chose: le chienlit. «Il veut créer des remous sociaux et bloquer le gouvernement annoncé pour bientôt», chargent-ils. Kitebi a-t-il juré de torpiller l’action du gouvernement? Se croit-il désormais capable de retarder la mise en place d’un nouveau gouvernement comme l’insinuent ces agents de la DGI? Ceux qui le dénoncent en sont convaincus. Pour étayer leurs arguments, les accusateurs de Kitebi évoquent deux faits précis.
Le premier: ils affirment que le ministre délégué sollicite l’appui de la Troïka stratégique pour congédier la structure de contrôle qualité chargée de la lutte contre la fraude fiscale et la corruption des agents. Dans l’entendement de Kitebi cette structure empêcherait les vérificateurs de négocier les impositions avec les contribuables. Grave confusion de la part d’un ministre incapable de faire la différence entre un acte administratif qui relève d’une autorité administrative et une stratégie politique qui émane d’une décision politique -la Troika dans le cas d’espèce.
Le deuxième la gestion de l’affaire Centre des Impôts de Kinshasa contre Kitebi et Shulungu, où le tandem en charge des Finances de la République a tenté, a-t-on appris, de «corrompre un agent des Impôts pour faire disparaître l’imposition mise à charge du cabinet Thambwe Mwamba  poursuivi pour fraude fiscale sur dénonciation par une entreprise». Les argentiers ont essuyé un cuisant revers, le dossier ayant été traité par la structure contrôle qualité qu’ils sont en train de combattre, a-t-on ajouté.
A la DGI, les agents sont formels: Kitebi sent mauvais. Il milite pour la suppression de la structure de contrôle de la qualité des impositions en vue de mettre la Direction des grandes entreprises sous la coupe de son cabinet et entamer des négociations directes avec les contribuables sur ce qu’ils doivent payer. Les agents y voient une démarche visant à enrichir le Délégué en privant l’État de ses moyens au moment où le gouvernement expédie les affaires courantes.
KISUNGU KAS

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer