Culture

En réponse à la chanson «Coller la petite», Lady B accuse Franko d’instrumentaliser les femmes

La chanson a eu pignon sur rue tant au Cameroun, pays de son compositeur, qu’à l’étranger. «Coller la petite», morceau de Franko, artiste musicien camerounais, après avoir été censuré au pays des Lions indomptables, a été taclé par Blanche Mfiya dit Lady B dans sa chanson «Décoller les petits» qui accuse le camerounais d’instrumentaliser les femmes.
Lady B se fait défenseur de ses pairs et dénonce le manque de respect dont a fait preuve Franko dans son tube.
Sortie en France en mars 2016, «Décoller les petits» sera, selon Godson Badibanga, chargé de communication de la Lady B, présenté aux mélomanes kinois au mois de novembre prochain après le retour au pays de son auteur-compositeur.
«A son arrivée, Lady B interviendra dans des émissions à la télé et à la radio. Puis, l’artiste pourra livrer des showcases dans certaines boites de la capitale pour présenter «Décoller les petits», a précisé Godson Badibanga.
Et au directeur artistique du Label Ultimatum république entertainment de plaider: «puisqu’il y a une justice sur terre, il est temps que l’Afrique ajoute Lady B Mfiya à sa grande liste des divas et des grandes chanteuses qui ont fait les beaux temps du continent comme Myriam Makeba, Abeti Masikini, M’pongo Love, Mbilia Bel, Angelique Kidjo…».
Il a en plus annoncé: «Lady B promet la sortie de son projet solo dès que possible. Mais avant tout, elle se prépare à proposer à son public plusieurs concerts et participation à divers festivals».
Parcours
Dans la musique, Blanche Mfiya y est tombée toute petite. A cinq ans déjà, elle est choriste à la paroisse catholique Saint Augustin de Lemba à Kinshasa.
A l’époque où elle décide de faire de la musique sa profession éternelle, Mfiya aura pour mentor Louis Onema, Marie Laure Yaone et Marcus Plus. Ces 3 ténors de la scène musicale kinoise -Rap, R&B et rumba- l’aident à forger sa personnalité d’artiste.
Dans la foulée, Lady B prête sa voix au collectif des rappeurs kinois pour le titre «Une nouvelle paix», chanson réunissant les stars du hip hop RD-congolais contre la guerre à l’Est du pays.
Arrivée à l’Oise en France en 2005, Blanche Mfiya réitère sa passion de l’art d’Orphée. Sa voix s’adapte tout aussi bien à la pop, l’afrobeat, au R&B, zouk, soul qu’à la world music.
Après une longue période passée en tant que manager dans les chaînes de magasins Zara à Paris, et aussi choriste studio et concerts pour différents artistes, tout en préparant timidement ses projets personnels, elle décide d’abandonner son emploi de manager des magasins afin de poursuivre sa carrière de façon dynamique et engagée.
En 2015, sous l’impulsion de son manager Olivier Tshibaka, Lady B sort la chanson «Lokumu ya Muasi» qui coïncide avec la journée internationale de la Femme célébrée le 8 mars de chaque année.
Exécutée en lingala, cette chanson est une campagne en l’honneur de la femme RD-congolaise.
Cette même année, elle rencontre Thierry Luse d’Afrikan Diaspora Cinéma qui devient son directeur artistique. Par lui, Lady B inaugure le projet musical Femme Fatale -the groove entre Paris et Bruxelles.
Très portée aux causes humanitaires, fin 2015 à Kinshasa, Lady B Mfiya participe également au Festival Fièrement Ndundu initié par le jeune réalisateur RD-congolais Yan Mambo. Il s’agit d’un événement qui sensibilise contre les idées reçues sur l’albinisme.
René KANZUKU

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