Culture

Professeur Gubarika: «les écrivains africains doivent travailler pour l’amélioration des conditions d’écriture et de lecture»

Le  Professeur Prosper Gubarika wa Mudi-wamba a appelé les écrivains africains à travailler pour l’amélioration des conditions d’écriture et de lecture. Il a lancé cet appel lors d’un entretien qu’il a eu avec «AfricaNews», jeudi 14 novembre 2019, à l’occasion de la journée de l’écrivain africain célébrée dernièrement à Kinshasa.

Dans son intervenu à l’occasion de cette journée célébrée au mois de novembre de chaque année, le Prof Prosper Gubarika a jugé utile  fêter ce moment dans la mesure où le bilan du travail des écrivains en Afrique est largement positif. «A travers cette journée, il est important qu’on encourage l’écrivain parce qu’il rencontre d’énormes difficultés dans l’exercice de son travaille. Et en plus, dans la mesure où il milite sur tous les plans afin que l’Afrique sorte du bourbier du sous développement», a-t-il souligné. Pour lui,  la journée de l’écrivain africain rappelle également à la mémoire collective que parmi les activistes culturels sur qui l’humanité doit compter, figurent en bonne place les écrivains. «L’écrivain africain vivifie les langues, travail pour la prise de conscience du progrès de l’humanité. Cela à travers sa lutte pour la liberté, le respect des droits de l’Homme, la promotion de la femme, des enfants et autres», a-t-il souligné. Par ailleurs, l’écrivain RD-congolais Proper Gubarika a fait savoir que la plus grande difficulté que rencontre l’écrivain africain en général et RD-congolais en particulier n’est pas dans l’écriture, ni dans la production intellectuelle, mais dans l’édition, la distribution des œuvres et dans une plus grande visibilité sur le plan mondial. «C’est dans ce cadre que nous invitons l’Etat, par le ministère de la Culture et Arts à encourager les écrivains et les artistes dans leur travail pour leur permettre de s’améliorer à chaque pas», a-t-il laissé entendre avant d’indiquer que parmi les défis majeurs à relever dans ce travail figurent la censure politique et l’indexation. Concluant son propos, le Prof Gubarika a parlé des perspectives. Il a évoqué la promotion de la liberté d’expression, la considération des valeurs du travail de l’écrivain dans la prise de conscience. Il convient de signaler que  Prosper Gubarika wa Mudi-wamba Vanella est enseignant, écrivain et préfacier. Il preste depuis 38 ans à l’Université pédagogique nationale -UPN-, dans la Faculté des lettres et sciences humaines -FLSH- où il est doyen honoraire. Aujourd’hui, il est directeur adjoint du Centre des recherches et d’études pour le développement de l’éducation -CREDE- de cette même université. Il est auteur d’une trentaine d’articles scientifiques, des dix ouvrages dont 6 romans, une nouvelle, recueil de poèmes encore inédit. Parmi ses romans, on trouve  «Péril en la demeure» publié en 2016, «Rends-la-moi ma rose, Lydie» en 2016, «L’As rassis» en 2017, «L’Aube du triomphe et compteur à zéro» en 2018, et «Goutte épaisse» en 2019.

Parousia MAKANZU

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