Culture

Festival Les Francophonies en Limousin 2016, RD-Congo absente!

C’est depuis le 21 septembre dernier que la 33ème édition du Festival Les Francophonies en Limousin a ouvert ses portes à Limoges en France sans la participation RD-congolaise.
Pourtant, ses artistes évoluant dans diverses disciplines ne manquaient surtout pas ce rendez-vous. La relation mieux la coopération était bien entretenue, il y a quelques années, entre l’équipe dirigeante du festival et certains créateurs et opérateurs culturel de la RD-Congo. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Qu’est-ce qui justifie cela? Aucune réponse précise ne parvient.
Le Festival Les Francophonies en Limousin poursuit, jusqu’au 1er octobre prochain ses programmations dans différents lieux et salles à Limoges en France.
Comme chaque année, au menu de cette fête de la culture, le public est servi de la musique, la danse, le théâtre et les rencontres d’auteurs. En croire les propos de Marie-Agnès Sevestre, directrice du festival, cette édition, frénétique parade de mots et de corps lancés à toute allure contre la morosité ambiante, part essentiellement des points chauds de la francophonie artistique: de Brazzaville aux Territoires du Nord canadien, en passant par la Belgique, la Suisse, le Togo, et Haïti.
La RD-Congo absente de la rencontre. Alors que le Festival œuvre à une Francophonie qui se traduit à un espace de dialogue, à la fois espace naturel d’échange avec le lointain, sans assujettissement aux modèles occidentaux. Une Francophonie de la rencontre, du jaillissement créatif, un festival de la langue mais aussi de la solidarité entre artistes. Les RD-congolais qui ont déjà participé à l’une des éditions du Festival de Limoges peuvent en témoigner.
Notamment, le comédien et metteur en scène Ados Ndombasi; l’auteur, comédien, metteur en scène Papy Maurice Mbwiti; le comédien et metteur scène Toto Kisaku; l’écrivaine et auteure Marie-Louise Bibish Mumbu; le danseur et chorégraphe Didier Ediho et sa compagnie Losanganya Dancing…les jeunes du Collectif SADI.
Tous, ils reconnaissent que le Festival Les Francophonies en Limousin est une excellente vitrine pour les artistes de l’espace francophone. Qu’est-ce qui justifie alors cette absence. A Kinshasa, certains artistes avancent que le circuit de diffusion internationale échappe les RD-Congolais ces dernières années. D’autres attribuent cela à une mauvaise politique culturelle nationale. Les talents ne manquent jamais. Vrai.
Par ailleurs, tout au long de ces onze jours du festival, les organisateurs invitent le public à suivre les figures incandescentes d’humains fiers d’affronter leurs destins, à constater que les défaites peuvent se transformer en belle rage de vivre, que les vies brisées redessinent souvent des histoires personnelles incroyables. Le Festival ne saurait se contenter de partager une langue, il appelle au partage de la pensée, lorsqu’elle est meurtrie, pourchassée. Ce qui justifie la participation de beaucoup d’artistes entre autres les Syriens Wael Kaddour, Sana Yazigi, Hassan Abd Alrahman qui ne vivent plus chez eux, en Syrie.
Ils sont les invités de l’équipe de Marie-Agnès Sevestre pour mieux faire entendre les voix qui jaillissent des geôles et des ruines. 2016, Année Shakespeare oblige, le Festival Les Francophonies en Limousin fête l’anniversaire du mystérieux barde de Stratford avec une incroyable bande d’acteurs québécois, pour laquelle Olivier Kemeid a concocté une saga qui a réjoui Montréal l’hiver dernier avec «Five Kings, l’histoire de notre chute», preuve que l’homme contemporain n’en a pas fini avec cet immense poète, a fait remarquer le directrice du festival.
PN

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