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Volker Türk: «Peu d’endroits au monde sont confrontés à une crise aussi grave et urgente que celle que traverse la RD-Congo»

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a alerté, mardi 9 septembre, sur la gravité de la situation en RD-Congo. Selon sa mission, toutes les parties impliquées dans la récente escalade de violence dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont commis de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire. Ces observations ont été présentées lors du dialogue interactif renforcé au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, consacré à la situation dans ces provinces. «Peu d’endroits au monde font face à une crise aussi grave et urgente que celle de la RD-Congo. Des rapports indépendants et impartiaux sont essentiels pour établir la vérité, rendre justice et garantir la reddition des comptes», a déclaré Volker Türk.

La mission a relevé que le M23, soutenu par les Forces de défense du Rwanda -RDF-, a commis des crimes de guerre. Elle a également estimé que le M23 pourrait être responsable de crimes contre l’humanité. 

Le M23 commet les exécutions sommaires à Rutshuru 

Par ailleurs, à la 60ème session du Conseil des droits de l’homme, ce même mardi 9 septembre à Genève, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, s’est dite «profondément préoccupée» par les exécutions sommaires dans le territoire de Rutshuru par les rebelles du M23/RDF, malgré les appels internationaux au cessez-le-feu. «Les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire sapent les efforts de paix dans l’Est de la RD-Congo», a-t-elle déclaré.

Les affrontements se poursuivent malgré la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat. «Au cours des deux derniers mois, les Forces démocratiques alliées -ADF- ont multiplié les attaques contre les civils au Nord-Kivu et en Ituri, causant la mort de 152 civils, dont des femmes et des enfants. Plus de 8 millions de personnes déplacées peinent à recevoir l’assistance humanitaire, et 13 travailleurs humanitaires ont été tués depuis janvier 2025», a-t-elle fait savoir.

Dans son allocution, Bintou Keita a dénoncé les détentions arbitraires et les persécutions ciblées contre journalistes, activistes et défenseurs des droits humains. La MONUSCO continue d’abriter des civils dans ses bases à Goma et de soutenir la Société civile. Elle a appelé à une mise en œuvre rigoureuse des engagements de Washington et de Doha, insistant sur la centralité des droits humains dans toute initiative de paix.

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