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RDC : Tshisekedi ordonne la traque de Gédéon Kyungu

«Nous avons besoin de tout le monde pour dénoncer la cachette de ce récidiviste», a  annoncé le ministre de la Défense nationale au sortir de la réunion à la Cité de l’UA

Quarante heures après l’attaque de plusieurs villes du Haut-Katanga par les miliciens bien identifiés, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a tenu une réunion sécuritaire lundi 30 mars à Kinshasa au cours de laquelle il a ordonné la traque et l’arrestation immédiate de Gédéon Kyungu Mutanga, chef de la milice Bakata Katanga. Ce dernier s’est enfui après sa tentative insurrectionnelle  stoppée le dimanche à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Ce rebelle avait mobilisé ses troupes à Lubumbashi, Likasi, Pweto, Kasumbalesa, etc. Et son aventure a été maîtrisée par les forces de défense et sécurité. Le bilan recoupé fait état d’une trentaine de mort du côté insurgés et plusieurs arrestations et d’un policier du côté forces loyalistes. C’est ainsi que, préoccupé par la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national et particulièrement dans le Haut-Katanga, le Chef de l’Etat a réuni lundi 30 mars le Conseil supérieur de la défense à la Cité  de l’Union africaine -UA. «Le ministre de la Défense nationale, le Chef d’état-major général des FARDC, le Conseiller spécial en matière de sécurité, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, l’Administrateur général de l’ANR, le DG de la DGM et le Chef de la Maison militaire du Chef de l’Etat ont pris part à cette importante  réunion», a annoncé la presse présidentielle. Au sortir du Conseil de sécurité, le ministre de la Défense nationale, Aimé Ngoy Mukena, a déclaré à la presse que le Chef de l’État leur a fait part de sa plus grande consternation à la suite de l’insécurité créée à Lubumbashi, par Kyungu Gédéon et ses miliciens, causant la mort des innocents et paisibles citoyens». Et d’annoncer: «nous avons besoin de l’adhésion de tout le monde pour dénoncer la cachette de ce récidiviste». Selon le ministre de la Défense nationale, Gédéon Kyungu ne peut pas fuir deux fois et continuer à défier l’Etat continuellement. «Le Chef de l’État a ordonné que soit immédiatement instituée une mission de haut niveau afin d’établir les responsabilités de tout un chacun dans cette affaire», a-t-il fait savoir.

Fatshi déplore le désordre créé par les adeptes de Ne Mwanda Nsemi

Le ministre Ngoy Mukena a également signalé que le Président de la République Tshisekedi a également déploré le désordre créé le lundi 30 mars à Kinshasa par les adeptes de Ne Mwanda Nsemi, chef de la secte mystico-religieuse Bundu Dia Mayala. Pour préserver la paix et assurer la sécurité sur l’ensemble du pays, le Président Tshisekedi a ordonné que les dispositions soient prises afin que pareille situation ne se reproduise, déplorant «le fait que ces deux événements se déroulent en un moment où le pays est en train de faire face à une guerre asymétrique qu’est Covid-19, qui décime nos populations».

La Société civile du Haut-Katanga montée au créneau

Pour ce faire, le Chef de l’Etat Président a décidé de l’envoi à  Lubumbashi, au Haut-Katanga, des responsables au plus haut niveau afin d’élucider cette question et d’établir les responsables. Dans ce dossier, la Société civile du Haut-Katanga est montée au créneau pour exiger la révocation de leurs fonctions des hauts responsables provinciaux de l’ANR et de DEMIAP pour n’avoir pas empêché les Bakata Katanga de passer à l’attaque qui était pourtant portée à la  connaissance des services d’intelligence. Gédéon Kyungu est un seigneur de guerre au Katanga. Il fut arrêté et condamné en 2009 avant de s’évader de la prison de Kasapa. Puis, il s’est rendu aux autorités RD-congolaises, bénéficiant de l’impunité et a été logé et gardé en résidence surveillée à Lubumbashi pendant plusieurs années jusqu’à ce jour où il a récidivé. Son sort sera cette fois-ci scellé par la justice au cas où il serait arrêté afin de répondre de ses actes à l’instar des autres seigneurs de guerre RD-congolais qui ont été soit jugés à la Cour pénale internationale -CPI-, à La Haye, soit par les Cours et Tribunaux de la RD-Congo.

Octave MUKENDI

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